Carnet de voyage d'Amérique du Sud

10 novembre 2006 - Trek dans les Andes Vénézuéliennes

 

 

Après quelques jours de farniente sur l'île Margarita, nous avions les muscles qui nous démangeaient. Soif de mouvement, d'action  et aussi une grosse envie de retrouver la nature, un environnement plus sauvage.

C'est ainsi que nous avons mis le cap sur Mérida, centre des andes vénézuéliennes. Cela ne nous a pris que....22h de bus depuis Puerto Lacruz, un des points d'embarcation pour Margarita !

Malheureusement, nous fûmes accueillis par des embouteillages dignes de Grenoble, et Mérida ne nous sembla pas vraiment l'endroit que nous recherchions.

Après une après-midi de blocs (3 malheureux blocs ), gentiment montrés par Alberto, un parapentiste et grimpeur local, nous sommes partis pour les montagnes, en randonnée pour 5 jours.

Après une première journée passée à éviter les branches des arbres de la forêt vierge et à enjamber des tronc d'arbres, nous avons établis notre camp près d'une petite rivière, nous posant de réelles question sur notre motivation à poursuivre ce type de randonnée relevant plus d'Indiana Jones ou de Crocodile Dundee que d'un treck de montagne. La nuit pluvieuse ne fit qu'accentuer notre incertitude... Il nous fallu attendre 11h le lendemain matin, et enfin un rayon de soleil pour nous décider à poursuivre l'aventure.

Bien nous en prit !

Après quelques mètres encore de jungle, nous arrivons à un chemin sec, sans obstacles, avec une jolie vue dégagée sur les rochers et montagnes alentours.

Deuxième camp idyllique près de la lagune verte, à 4000m d'altitude.... En plus le temps se dégage et nous pouvons apercevoir le pic Humboldt approchant les 5000m, très facile d'accès et convoité par de nombreux touristes.

Le troisième jours sera encore plus agréable. Après une courte mais raide montée, nous atteignons le col situé à 4700m d'altitude, puis nous restons plus ou moins à la même altitude, longeant les flancs des montagnes (ce chemin s'appelle la Traversia) pour rejoindre le camp de base du pico Bolivar qui culmine à 5007m. Un épais brouillard s'est installé depuis notre montée au col et nous scrutons les cairns pour ne pas perdre notre chemin. Bien entendu, nous le perdons un moment , juste le temps de laisser à Christine la possibilité de s'enfoncer dans une boue marécageuse. C'est devenu une vrai spécialité !

Nous sommes bientôt rejoints par Audrey et Sandro, deux guides locaux qui ont fait faire le pic Humboldt à deux allemands. Nous partageons réchaud, soupe et pâtes avant de nous blottir dans nos duvets au fond de notre tente.

C'est qu'il fait froid à 4600m d'altitude!

Il n'est que 18h30, nous sommes devenus des spécialistes des couchers tôts !

Le lendemain, nous nous reveillons dans les nuages. Il ne nous faut qu'une petite demi-heure pour atteindre le sommet du pico Espejo, 4765m, dernière station du téléférique le plus haut du monde (construit par une compagnie française en 1958) qui transporte les touristes depuis Mérida.

Nous le prendrons pour une descente de 500m de dénivellé. A peine le temps de dire au revoir à nos compagnons, nous voilà de nouveau sur un joli chemin devant nous mener à un petit village, "Los Nevados" sur un autre versant. Mais là nous avons présumé de nos jambes ! Celles-ci s'accomodent fort mal de cette descente ininterrompue  (près de 1500m de dénivellé) après nos derniers jours de baroud, et puis nous acccusons la fatigue des mauvaises nuits passées en altitude. Nous arrivons exténué au village, trainant la patte, mais heureusement cela en valait la peine. D'accord, ce n'est pas très différent de certains villages alpin, mais c'est tout de même très joli et drôlement calme. D'ailleurs il n'y a qu'une rue !

C'est après une bonne nuit de repos et 4h de jeep sur un chemin étroit, défoncé et vertigineux que nous arrivons à Mérida.....prêts pour de nouvelles aventures !!!

 

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