3 octobre 2006 - "Kitesurf story" : la suite de "Brice de Nice" !
Deux journées à farnienter et à regarder la mer sans vagues ... (je précise: assise au bord de la plage et non sur ma planche au milieu d'une mer plate !)
Il était temps de passer à plus d'action, faute de quoi j'allais passer pour "Chris de Nice"!
Vu les conditions de vent, Jéricoacaora semblait plus être la mecque des sports de voile que des sport de vagues . Je me suis donc laissée tenter par 3 jours d'iniciation au kite surf.
Et lá, bingo ! Qui vis-je arriver le matin pour me chercher en buggy et m'emmener sur la plage du Préa où l'on pratique le kite ? Brice de Nice en personne ! Même style, mêmes cheveux blonds longs et filocheux, même allure déguinguandée et même accent....Je précise que Brice est français.
- "Saluuuuuut ! Mouaaa c'est Phiiil. Et Touaaaa ?"
- "Je t'apeeeeelleeee Chriiiis ?"
Seul le tee-shirt jaune manquait à la panoplie !
Durant quelques secondes j'ai passé en revue les possibilités d'échapper à trois jours de cohabitation: une allergie soudaine au cheveux blonds longs et filocheux ? Une crise foudroyante de gastro-entérite survenue dans la seconde suivant son apparition ? Je ne sais pas nager ?
Mes arguments me semblant peu convaincants, je me suis laissée embarquer en me disant que ce serait une expérience intéressante de self-contrôl. Après tout, j'avais déjà arrêté de me ronger les ongles depuis le début de ce voyage, peut-être allais-je pouvoir le supporter ?
Et bien, hormis le troisième jour où il était temps que ce soit la fin (overdose de "je sais tout, je connais tout, j'ai tout vu, j'ai tellement voyagé...patati, patata....) l'ensemble s'est plutôt bien passé, Brice se révélant même plutôt bon professeur ! Comme quoi il ne faut pas toujours se fier aux apparences.
Bon, mais parlons un peu de kite.
Et bien franchement, sympa.
Les premiers contôles de l'aile sur le sable sont un peu stressants car on sent qu'on peut vraiment se faire arracher du sol. Les premiers "body drag" dans l'eau sont déments : on se fait traîner dans l'eau par l'aile, parfois on se fait aussi arracher hors de l'eau et superman ne vole pas mieux que moi dans ces moments là !
Bref, super classe !
Ensuite vient le moment d'aller à l'eau avec la planche. Et là, tant que le gentil professeur s'occupe de la planche pendant que vous contrôlez l'aile, tout va bien ; j'ai même réussi à monter sur la planche plusieures fois à la grande stupéfaction des spectateurs... et de moi-même !
Puis c'est l'instant décisif : vous êtes grand et il est temps de voler de vos propres ailes ! Là c'est une autre affaire. Je crois avoir fait baisser le niveau de l'océan de quelques centimètres et superman s'est franchement vexé de voir à quel point je volais dans tous les sens. J'explique: d'une main il faut contrôler l'aile qui doit rester au zénith, et surtout ne pas passer d'un côté à l'autre rapidemment sinon elle vous embarque; de l'autre il faut tenir la planche. Vous la tenez fermement et êtes fixé dessus, car les vagues (et oui, quand on n'en veut pas, il y en a !) la rabattent sur vous ou l'embarquent loin de vous. Pendant ce temps là, vous avez oublié de maintenir l'aile, et vous voilà en train de voler loin de votre planche que vous avez lâché en étant arraché de l'eau. Il faut alors tenter de dériver le moins possible pour la récupérer . Ceci dans le meilleurs des cas où l'aile n'est pas tombée dans l'eau....
Tout ça avec plus de 30 noeuds de vent . C'est vraiment, fort, le sable vous fait un peeling gratuit de tout le corps en volant et en vous fouettant ! Programme sado-maso garanti !
En fait, pour les pros, c'est un bon spot, mais pour les débutants, ouille, ouile ouille ! Ça évidemment je l'ai su à la fin !
Bon, j'ai tout de même réussi à monter sur la planche et à "rider" (et oui, je me mets en mode "Chris de Nice "!) 20 mètres !
Expérience très sympa, à poursuivre, peut-être au Vénézuela....
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