14 septembre 2006 - Magnifique Pantanal !
Après une journée de récupération à Cuiaba, je suis partie pour 3 jours en excursion dans le Pantanal Bresilien.
Bienvenue au pays des moustiques !
Bienvenue au pays de la chaleur humide qui vous assaille dès 9h le matin jusqu'à 16h !
Bienvenue au pays des oiseaux, des singes et des jacarés (caimans ) !
Le Pantanal est un immense marécage au centre de l'Amérique du Sud, à cheval sur la Bolivie et le Brésil, dont la surface est égale à près de la moitié de la superficie de la France. Il est innondé la moitié de l'année, à la saison des pluies, d'octobre à mars. Pendant cette période la route "transpantaneira" qui est en fait une piste est coupée. Certaines "fazandas" (fermes) ne sont accessibles qu'en bateau, et la terre forme comme des îlots de végétations au milieu de l'eau.
Du coup, l'activité humaine est extrêmement limitée, ce qui a d'ailleurs permis la préservation du milieu. Il y a un peu d'élevage bovins et un peu d'écotourisme.
Espace ouvert, il y est plus facile d'observer les animaux que dans la jungle, sombre et touffue.
Ici, c'est le paradis des oiseaux et des jacarés. Impossible de ne pas les apercevoir ils sont visibles dès le début de la piste, et en quantité impressionnante !
Une ballade à cheval au coucher du soleil m'a permis de voir un couple de perroquets bleus, espèce en voie de disparition qui n'existe plus que dans le Pantanal, un cerf du Pantanal dont l'adaptation au milieu a développé une sorte de "sabot a 2 doigts palmés" qui lui permet de courrir sans s'enfoncer dans les zones marécageuse, des petits singes couleur capucino et qui portent d'ailleurs ce nom et quantité d'autres oiseaux.
Le lendemain matin, un toucan s'est fait remarquer, ainsi qu'un petit coatchi (sorte de raton laveur à queue striée), des capibaris (impossible de vous traduire cet animal, au corps d'un petit sanglier mais avec la tête d'une grosse marmotte).
Je suis aussi devenue experte en pêche de pirannas, qui malgré leur petite taille possède une sacrée dentition ! Les plus petits étaient les plus terribles: en moins de temps quíl n'en faut pour le dire, il ne restait plus rien de l'appât aussi gros qu'eux ! Ils sont dangereux parce qu'ils vivent en groupe et attaquent ensemble.
La pêche a servi à nourrir un jacaré, qui a tout de suite vu son intérêt lorsque nous avons commencé à pêcher. Le pirannas tendus à 50cm au-dessus de l'eau à l'aide du branche, il a alors surgit hors de l'eau et n'en a fait qu'une bouchée !
La nuit, nous avons éclairé la surface de l'eau à l'aide d'une torche : une multitude de yeux rouges sont alors apparus ! Pourtant les jacarés ne sont pas agressifs avec l'homme, et nous étions sur le rivage, sans protection à quelques mètres d'eux. Moi, je restais tout de même un peu en retrait, on ne sait jamais, une fringale soudaine !
Une excursion magnifique au coeur de paysages empreints de sérénité....
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