Carnet de voyage d'Amérique du Sud

6 septembre 2006 - Potosi, Sucre, Santa Cruz !

Notre passage successif dans ces villes en si peu de temps ne correspond pas à une absorption massive de feuilles de coca, mais à une course poursuite contre la montre pour rejoindre Santa Cruz, d'où Francois doit prendre son avion.

Les bus ne circulant souvent que la nuit, surtout pour les longues distances, et les routages n'étant pas toujours ceux souhaités (pare exemple un direct villa allota / Santa Cruz !) nous avons donc passés ces dernières journées dans différents bus, taxi et accessoirement aperçu quelques villes.

Profitons-en pour faire le point sur les bus en Bolivie :

  • Tout d'abord, ce sont pratiquement les seuls véhicules qui circulent sur la route, avec les camions. Par conséquent, ils roulent à fond, sans vraiment se préoccuper de la venue d'un éventuel véhicule en face, klaxonnant au passage pour prévenir, piétons, chiens ou lamas de leur arrivée, mais bien entendu sans ralentir !
  • Lorsque nous parlons de route, en Bolivie il faut entendre piste caillouteuse, plus ou moins défoncée. Ce qui nécessite de la part de votre dos une forte constitution et de la part de votre tête de surtout, surtout ne pas être migraineuse.
  • Enfin, par bus il faut entendre, carcasse roulante, enfin plus ou moins roulante: de Sucre à Santa Cruz, nous avons dû changer deux fois de pneus usés (arrêtant 2 bus pour échanger les roues de secours, ceci vers 1h du matin) et mis plusieurs grands bidons d'eau dans le radiateur, s'arrêtant pour cela chaque fois que nous rencontrions un cours d'eau! Les bus sont plus courts en longueur et plus hauts sur les roues, donnant l'impression d'un équilibre très relatif, surtout dans les virages.
  • Enfin, les horaires sont parfois fantaisistes, comme notre arrivée à 1h du matin à Potosi, où il fallait attendre jusqu'à 5h du matin le bus pour Sucre, alors que nous avions acheté un billet Uyuni-Sucre...Là nous avons craqué et pris un taxi collectif pour Sucre !

Nous avons tout de même eu un bel aperçu de Sucre, très jolie ville blanche: tous les bâtiments sont d'une blancheur éclatante, le style colonial est très marqué avec de jolis balcons qui se détachent des façades et de belles églises coloniales.

 

En arrivant sur Santa Cruz, on change d'ambiance. L'influence du Brésil est palpable : le style de la ville, le style vestimentaire des femmes notamment (exit les longues nattes, le chapeau melon perché haut sur le crâne dont on ne sait comment il tient et les massives jupes élargissant de manière inconsidédrée la croupe des mamitas !) Ici place aux jeans sexy et aux tops échancrés. Mais évidemment ceci est aussi dû au climat: de la rigueur de l'altiplano, quasi désertique et froid, nous passons à un milieu tropical, humide et chaud. D'ailleurs, cela nous a fait du bien de ne pas se pelotonner sous les couvertures et duvets, pestant contre la douche tiédasse prise dans une chambre à 15 degrés !

 

 

 

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