16 août 2006 - Destination la cordillere Quimsa Cruz : un voyage en bus aventureux !
Récit d'une belle échappée hors des sentiers battus !
Nous avions eu des informations sur ce secteur d'escalade grace a Manu Ratouis et à un article paru dans montagnes magazine datant de 2004 , mais nos informations restaient tout de même sommaires.
Nous sommes donc partis, un peu dans l'expectative.
Dès le début, nous fûmes dans le bain de l'aventure: un bus, dont on ne savait comment il faisait pour rouler, de la piste au bout d'une heure de route (nous regardions par la fenêtre la magnifique route située 3 m à notre gauche, mais sans doute en travaux car inaccessible) et le must, de la neige sur un col à 5000m d'altitude que nous avons failli ne pas franchir !!!
Heureusement, nous avons fait la rencontre dans le bus de Gaspard et Sabine venus eux-aussi decouvrir cet encroit. Etre a 4 etait quelque peu rassurant et fut une bonne chose pour la suite de notre aventure.
Donc, nous étions à ce col plein de neige, au bout d'environ 7h de bus. Devant, un autre bus et quelques camions. Le bus prend son élan, ne passe pas, recule, reprend de l'élan, franchit un premier obstacle....pour finalement s'immobiliser quelques mètres plus loin. Des personnes descendent du bus, nous les suivons pour voir ce qu'il en est et aussi se dégourdir les jambes après tant d'heure recroquevillés sur nos sièges ( pour le confort, il reste encore des progrès a faire !!!).
Et là, après quelques pas, obligé de s'arrêter, le coeur qui bat si fort qu'il cogne véritablement dans la poitrine, essoufflé comme si nous venions de piquer un sprint. Eh oui, nous sommes a 5000m d'altitude....
Pendant ce temps là, le bus fait demi-tour: va-t-on retourner sur La Paz ?
En fait le bus tente un itinéraire de "contournement", une piste située sur l'autre versant. Après une petite glissade qui laisse la roue arrière à quelques centimètres du précipice, nous continuons avec plusieurs voyageurs le chemin à pied. Celui-ci semble plus accessible et la partie encore tres enneigée est degagée a l'aide de pioches et a mains nues.
Enfin parvenu au col, le bus reprit ses voyageurs et poursuivit sa route jusqu'a Viloco, point d'entrée dans la cordillere.
Viloco fut un peu un choc. Ville minière d'etain, coincée au fond entre les flancs de la montagne, très rudimentaire elle nous donna une impression d'une vie rude sinon miséreuse, contrairement à d'autres endroits modestes que nous avons traversés.
Nous ne fîmes qu'une escale de quelques minutes (du moins à l'aller), le temps de trouver un 4/4 pour monter jusqu'à un camp de base, à 20 minutes de Viloco.
Là, le contraste fut frappant: une belle étendue plane, avec quelques blocs de rochers, des lamas qui paissent, et au loin des pics granitiques qui nous firent penser au massif du Mont Blanc sans glacier, le tout sous la neige.
L'endroit est de toute beauté, sauvage et accueillant.
Le matin, les premiers rayons du soleil nous réchaufferent, entourés des lamas qui montaient plus haut dans les alpages.
Désolé, il faudra attendre un peu pour les photos car nous n'avons plus beaucoup de batterie !
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