Carnet de voyage d'Amérique du Sud

25 avril 2007 - Petit best of de ce voyage

 

Les copains qu'on a rencontré:

 

 

 

 

 

 

 

Les autres copains !!

 

 

 

 

 

Les grandes émotions :

 

 

 

 

 

 

 

Les petites émotions !

 

 

 

 

 

La curiosité réciproque !

 

 

 

 

 

 

La découverte d'autres cultures

 

 

 

 

Des conditions spartiates mais heureuses !

 

 

 

 

 

Des paysages à couper le souffle !

 

 

 

 

 

 

 

La vie heureuse !!

 

 

 

 

 

 

Nous deux !!

 


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20 avril 2007 - Le retour

31 janvier 2007

 

Plus de 40 heures de voyage pour revenir à Lyon depuis El Chalten... et au moins autant de jours pour que mon esprit et mon coeur reviennent de ce voyage.

 

Derniers moments privilégiés des nomades heureux que nous étions devenus....

 

Attérrissage dans la réalité: là j'aurai dû prendre des leçons de pilotage ....

 

Un retour en automate, je retouve assez facilement les rails de la routine quotidienne, puissante anesthésiante de la liberté : le réveil sonne, donc je me lève.....il est déjà 7h20 donc je sors de chez moi pour me rendre au collège....l'antichambre qu'est la salle des profs, sas de dépressurisation, sa lumière blanche....la sonnerie, les élèves que l'on vient chercher....

Il fait froid dans la cour du collège avec vue sur les immeubles. Ce jour, une seule couleur se décline en de subtiles nuances: gris, gris clair, gris anthracite....gris tout autour de moi, un gris qui m'enveloppe, finit par s'infiltrer en moi et circuler jusqu'à éteindre les vives couleurs de 6mois de liberté et de découvertes...

Mon esprit s'évade, physiquement je suis là, perpelexe et interdite sur les raisons de ma présence....

 

Deux mois et quelques échappées en fin de semaine dans la nature, le bonheur de retrouver ma famille et mes amis m'ont permis de voir à nouveau les couleurs de notre vie à Lyon.

Je garde précieusement dans mon coeur et ma tête toutes les images de ce voyage, tous les instants merveilleux passés ensemble....


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20 janvier 2007 - El Chalten au pied du Fitz Roy et du Cerro Torre

Le cerro Torre

 

 

Le Fitz Roy au levé du soleil

 

Réunis de nouveau à El Calafate et après une journée de repos-visite du fameux glacier Perito Moreno, nous partons pour El Chalten, situé après 220 km de piste en terre.

Un temps incroyablement beau, ciel bleu et sans aucun nuage nous permet d'apprécier la vue sur le Fitz Roy bien avant l'arrivée sur El Chalten, depuis la route RB 23 en provenance d'El Calafate.

Journée exceptionnelle d'après les locaux, dont nous décidons de saisir l'opportunité.

C'est aussitôt descendus du bus à 17h et après 4h de trajet, que nous improvisons 2, 3 jours de trek avec les vivres des uns et des autres pour monter directemnt à la lagune Torre apprécier le Cerro du même nom.

Profitant des longues journées estivales patagoniennes, nous remontons la vallée du rio Fitz Roy jusqu'au campamento d'Agostini, camp situé dans la forêt de lengas, les arbres de patagonie, près de la lagune Torre, où nous arrivons vers 22h juste avant la nuit . Trois heures de marche agréable, plutôt à plat dans une vallée verdoyante, agrémentée de minuscules étangs, baignoires naturelles de petits canards, dans lesquelles le cerro Torre se reflète. La vue est complètement dégagée et le restera le lendemain, nous permettant d'apprécier un lever de soleil irisant de lumière dorée la face est de granit  du pic. 

Une deuxième journée de marche (enfin, quelques heures seulement !) nous permet de rejoindre le camp Poincenot, face au Fitz Roy, qui se dévoile sans nuages, aguichant nos grimpeurs passionnés qui apprécient les différents pics du massif : Poincenot et son arrête qui fait déjà rêver François, Arnaud et Steph, et puis les cerro St Exupéry, Mermoz, Guillaumet...

Mais, l'escalade de la tour centrale du Paine n'a pas été tendre avec leurs corps : les orteils sont encore insensibles, une tendinite s'est réveillée, un gros rhume s'est déclenché... Compte-tenu de l'exigence de l'escalade ici, il paraît sage d'attendre de récupérer un peu avant d'entreprendre une ascenssion. Place à du repos et à des promenades.

Nous faisons un aller-retour dans la journée du lendemain pour racheter un peu de nourriture, se ballader dans le village, constitué d'à peine quelques habitations le long d'une route dont la terre poussiéreuse s'envole, tourbillonnne et se repose plus loin... 

Journée de repos, enfin pas pour tout le monde, car François décide de reconnaître la marche d'approche de l'ascenssion du Fitz Roy en compagnie de son papa et d'Henri. L'escalade ici se mérite, ni plus ni moins que 5h pour arriver au col, avant une pente de neige de 60 degrés pour arriver au pied de la voie.... Moi, quand j'en suis là, j'ai fini ma journée, pas besoin de me lancer dans 8h d'escalade ! Tout est relatif....

Le lendemain, une dernière journée de marche nous amène au Lago electrico, juste avant le glacier, et nous apercevons au travers de nuages l'envers du Fitz Roy. Nous remontons la rive gauche du lac pour s'approcher et chercher un beau point de vue. Mais cette fois, les nuages ont la part belle et il se met à pleuvoir. Inutile de persevérer, et puis nous avons déjà été très chanceux avec le temps. Nous rebroussons chemin jusqu'au petit refuge de Piedras del Fraile, où nous savourons thé et chocolat chaud avant de rentrer au camp Poincenot.

C'est là que nous assisterons à un orage phénoménal (alors qu'ici il n'y a jamais d'orage, et au dire d'un local, il n'a jamais vu ça). Alors que sur notre retour le temps s'était éclairci, voilà que deux heures plus tard, un front dense de nuages noires arrive par vent nord-est. Peu après nous voyons les premiers éclairs illuminer le ciel et les coups du tonnerre gronder. Réfugiés dans notre tente, au milieu des arbres, nous ne sommes pas très fiers. Dehors, c'est la tempête, et ajouté au vacarme du tonnerre et les coups des éclairs, s'ajoutent maintenant des trombes d'eau qui tombent.... et pour une fois nous n'avons pas été très vigilant sur l'emplacement de la tente, placée.....au milieu d'une cuvette. Compte-tenu de la quantité d'eau déversée par le ciel, nous avons vite été sur un petit matelat d'eau, toujours protégés par l'étanchéité de la toile de la tente devant laquelle nos baskets flottaient ... Au début, cela nous a même amusé ! Mais pour peu de temps, car le niveau a continué à monter pour finalement atteindre le haut de la toile étanche puis s'infiltrer dans notre abris! Sauve qui peut, les duvets prennent l'eau !

En culotte et doudoune, pataugeant pieds nus dans 30cm d'eau on évacue la tente et le maximum d'affaires plus haut dans la forêt, plus ou moins protégés par les branches d'arbres ! Il est 2h00 du matin et il va falloir attendre le jour...

Nous nous réfugions dans la tente du papa de François et d'Henri qui gentiment se serrent contre les bords de leur tente. Moi, à peine couverte d'une doudoune et d'une polaire, je me blottis contre François pour récupérer le maximum de la chaleur de son corps, tandis que lui a mis ses petits orteils à l'abris d'une gelure supplémentaire dans un duvet que son papa avait en plus...

Le matin, mettant dans des sacs platiques toutes nos affaires mouillées, après avoir vidé la tente de son contenau d'eau, on est descendu sous une fine bruine avec comme motivation, la recherche d'une grande et chaude chambre d'hôtel pour passer au moins une demi heure sous une douche brûlante !

Sur ce coup, on a été plutôt chanceux. On a trouvé une petite cabane en bois toute équipée, une petite maisonnette dans laquelle on a pu étaler et faire sécher toutes nos affaires. En plus il y avait même une baignoire offrant les délices d'un bain chaud ....

Comme l'inconfort permet de savourer le confort !

On a dormi, bu des chocolats chauds, bouquiné avec vue en grand sur les falaises et les collines d'El Chalten...

Et devinez ?  .... Il faisait de nouveau beau !

 

 


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14 janvier 2007 - Escalade à la tour centrale du Paine

 

 

Grimper en Patagonie, n'est pas facile!

Je ne pensais pas que l'on pouvait faire de l'escalade avec un pull, une doudoune et un coupe-vent...ainsi  qu'un collant, un pantalon et un sur-pantalon!

La Patagonie permet en tous cas d'utiliser toute la  garde robe apportée au camp de base!

 

Partis le lendemain de l'arrivée de Stéphanie et d'Arnaud, la location de deux chevaux nous aide à monter les 100 kgs de sacs de matériel et nouriiture jusqu'au refuge Chiléno. Ils sont remplacés à partir de là par Henri et Jean-Paul (mais qui portent moins !!) afin de rejoindre notre camp de base, le camps des japonais situé encore à deux heures de marche.

Nous avons devant nous 8 jours pour tenter la voie normale "Bonington"  (voie anglaise) sur la tour centrale de Paine, la plus belle et la plus dure des 3 tours, ce qui compte-tenu de la météo patagonienne est vraiment peu.

Nous decidons dès le lendemain de faire une tentative, profitant des derniers jours de beau avant une dégradation du temps annoncée. Au pire, cela fera toujours une reconnaissance et un portage!

Nous partons donc à 3h du matin,  remontant la longue morraine... nous arrivons vers 5h au pied du couloir de neige. Mais la température un peu trop clémente a rendu la neige trop molle, et nous oblige à continuer à marcher encore trois heures sur les blocs instables pour rejoindre le pieds de la face.

Le vent fort souffle en rafales;  nous nous couchons sur les pierres  pour résister aux rafales les plus violentes et les sacs se font lourds. Nous commençons néanmoins les trois longueurs faciles jusqu´à la brèche.

Le spectacle est alors magnifique: nous surplombons le lac bleu et la vallée verte qui s´étire jusqu'aux plaines...mais le vent est toujours bien présent! Mettre les chaussons devient alors impossible pour arriver au sommet des fissures qui se dressent au dessus de nous.Il paraît raisonnable de renoncer...

Notre retraite sera plus rapide que la montée: nous égrénons le matériel à différents endroits pour une prochaine tentative et nous descendons sur les fesses le bas du couloir!

 

Le temps s'est effectivement dégradé et nous passons alors cinq jours à dormir, lire, jouer aux boules avec deux Suisses qui attendaient aussi une acalmie, bref, à occuper le temps alors trop long comme on peut.

Pour repartir, chaque cordée a sa méthode: pour les suisses, se lever à trois heures du matin, regarder le ciel et partir si les étoiles scintillent.... pour nous, dormir et attendre que le barômètre monte vraiment!

La neige qui tombe au camp l'avant dernier jour nous met tous le moral encore plus bas, les suisses décident alors de renoncer et de descendre après 15 jours d'attente au camp et d'essais infructueux. 

Le même soir le barômètre remonte. Nous decidons de faire une ultime tentative...de toute façon, il faut récupérer le matériel déposé le premier jour!

 

Nos sacs plus légers, le couloir de 800 mètres bien gelé, crampons aux pieds, nous progressons rapidement vers la brèche. Le lever du jour est féerique avec ce paysage recouvert d'un manteau blanc et les sommets de granit rougeoyant avec le lever du soleil.

Après une petite soupe qui nous réchauffe, Arnaud attaque les premières longueurs. Une très belle escalade athlétique en fissure, sur un granit orangé. Je prends ensuite le relais pour les trois longueurs difficiles en escalade artificielle. Le vent commence alors à souffler et Stéphanie finit la voie dans le brouillard.

Le sommet est atteint vers 17h et nous essayons de nous réchauffer les pieds et les mains car le froid et le vent nous donne des onglées. Les bouteilles d'eau commencent à geler dans les sacs...

Après quelques photos du sommet, nous commençons nos 16 rappels...

Le vent souffle de plus en plus fort. Des rafales font remonter au dessus du relais les cordes qui s'emmèlent et se bloquent. Après plusieurs galères, je suggère à Arnaud de les mettre dans le sac et  les dévider pendant la descente. D'abord réticent par crainte de perdre trop de temps, il finit par essayer.Cela nous aide un peu. Malgré tout, la nuit commence à nous envelopper et les rafales de vent puissantes nous envoient dans la face Est vertigineuse, tels de simples pantins dont elles se joueraient.... En dépit de tous nos efforts, deux cordes restent bloquées et vers minuit nous decidons d'attendre le matin pour essayer de remonter et les décoincer si le vent faiblit. Nous pouvons enfin remettre nos grosses chaussures et manger un peu. Nous passons la nuit collés les uns aux autres en tenant au dessus de nous la couverture de survie pour garder un peu de chaleur...

Le jour se lève mais le vent est toujours aussi fort.

Transis par le froid et fatigués, nous terminons les 4 rappels avec notre corde de sécurité et les bouts de cordes coupés...

La descente du couloir toujours gelé n'est alors pas aussi ludique que la première fois...les jambes sont fatiguées et les sacs plus lourds!

 

Nous atteignons le camp à 13h, juste pour manger un peu et s'effondrer dans les duvets, après 36 heures sans dormir...Je m'apperçois alors que mes doigts de pieds n'ont plus de sensations; ils sont tout  blancs et gonflés...un peu gelés! Rien de très grave, heureusement, mais il va falloir faire attention à ce qu'ils ne prennent plus froids ....

 

Nous sommes néanmoins ravis d'être arrivés sur ce sommet qui se mérite car la marche d'approche est longue...et les conditions météo loin d'être aussi clémentes que dans nos Alpes!

Descendre en rappel les voies demande plus de temps que l'escalade! 5 heures de marche depuis le camp, 8 heures d'escalade, 7h+2 heures de rappels, 5 heures de descente et 6 heures pour une nuit inoubliablement ventée!!!   

Mes pieds s'en souviendront longtemps, je crois ! Mais également ma tête avec des images et des sentiments d'exaltation et de satisafaction intenses.

 

  


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12 janvier 2007 - Ile de Navarino : trek "Dientes de Navarino"

 

Encore un passage de frontière pour me rendre sur l'île de Navarino, chilienne, située en face d'Ushuaïa et séparée d'elle par le canal de Beagle.

Que d'aller-retours entre l'Argentine et le Chili pour découvrir cette magnifique région qu'est la Patagonie. Région sauvage avec sa propre personnalité, ni chilienne, ni argentine mais que se partagent ces deux pays.

Navarino possède un petit village, Puerto Williams qui se découpe en deux parties : l'une civile, l'autre militaire et que le Chili soutient fortement du fait de l'importance de son positionement géographique. Plus au sud encore et en face de l'Argentine !

La raison de ma venue sur l'ile, c'est le trek des "dents de Navarino", ces montagnes aux pics pyramidaux et gris qui pointent vers le ciel, tels les petites canines d'une dentition.

Contrairement aux tours du Paine, ce trek n'est pas fréquenté, peu balisé et très sauvage. Je décide donc d'y tester mes capacités d'orientation et d'autonomie et m'y engage pour 4 jours en solitaire, mais en compagnie d'un bon roman.

Quelle plaisir ! Quel bonheur !

Les paysages, cols parsemés de névés, nombreuses lagunes et prairies innondées, résultat du terrible travail dévastateur des castors qui construisent leurs barrages en décimant les abords des forêts, laissant jonchés sur le sols un enchevêtrement de bois sans banchâtre et mort, pics pointant vers le ciel au bord de lacs bleu sombre et les fameuses dents de Navarino rendent ce trek sauvage et isolé (le plus austral au monde) extraordinaire.

Je suis seule à savourer ces paysages et le sentiment d'harmonie avec la nature est décuplé. 

Comme un jeu de piste, je cherche les balises ou imagine les chemins pour rejoindre les cols, campant où mes jambes me demandent de s'arrêter...

Le dernier col, le "paso virginia", vertigineux à pic qu'il faut traverser puis descendre le long d'un pierrier pour accéder à la lagune des guanacos (ces petits lamas patagoniens) termine le trek en offrant une vue superbe sur le canal de Beagle et Puerto Williams. Ensuite, c'est un peu un parcours à la Indiana Jones au milieu de la forèt puis des arbustes épineux pour rejoindre le village.

Quate jours passés sur le treck....mais une semaine passée sur l'île.... Non que j'eus l'envie d'y rester plus longtemps, mais du fait de son isolement et du mauvais temps qui s'était levé, j'y suis tout simplement restée bloquée ! La traversée du canal d'à peine 1/2 heure, effectuée en petit zodiac était tout simplement interdite et les deux ports de Puerto Williams et Ushuaïa alternativement fermés. Quant au petit avion qui relie Pueto Williams à Punta Arenas (Chili) il ne fonctionne que quelques jours par semaine et de toute façon est complet plusieures semaines à l'avance.

Rien d'autre à faire que de prendre son mal en patience, de bouquiner dans le petit café (l'unique!) de la place du village (l'unique!) et d'apprécier la chaleur et la gentillesse ds habitants.

 


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8 janvier 2007 - Terre de feu: ushuaia

 

Tandis que François se rend une deuxième fois dans le parc des tours du Paine en compagnie d'Arnaud et Steph, cette fois-ci pour grimper, je decide pendant ce temps de poursuivre ma route plus au sud.

Direction, Ushuaïa en Argentine...

Longue journée de bus....

Partie à 7h30 du matin, ce n'est qu'à 21h00 que je suis arrivée à Ushuaïa, accueillie par une magnifique lumière dorée sur les montagnes aux pointes accérées qui bordent le canal de Beagle.

Des heures entières nous avons roulé sans croiser aucune ville ou village, aucune estancia, uniquement une terre plate à l'herbe rase, desséchée par le vent.

Comme une mer sans fin, la terre n'offre aucune limite, aucun obstacle au regard que l'on pose sur elle.....sentimet parfaitement en accord avec l'idée "d'aller au bout du monde"....

Puis cela a finit par me lasser, paysage monotone comme le plan trop long d'un film. Alors je me suis plongée dans la lecture de mon livre, "le choix de Sophie", de William Styron, ne relevant la tête que de temps à autre pour apercevoir quelques nandus, ces sortes de peites autruches, plus courtes sur pattes.

Le passage des frontières Argentine-Chili a permi de se dégourdir un peu les jambes et d'apprécier des températures plus douces.

Puis nous avons longé la côte et je me suis visualisée sur la carte, petit point au bout du bout de l'Amérique du sud et un sentiment d'excitation est monté en moi....

...Rio Grande....Des statues de combattants et une inscription " Las Malouinas son argentinas" (les Malouines sont argentines), non pas un graffiti, mais des lettres de bronze affichent clairement la position nationale sur le sujet.

Quelques heures après, le relief s'est accentué. Des montagnes sont apparues au fond de la vallée et nous les avons rejoints par une route serpentant au-dessus d'une rivière qui ouvrait une voie ente celles-ci.

Alors Ushuaïa est apparue, petite ville portuaire, située à des milliers de milliers de km de sa capitale, 3040 km, très exactement.

Dans un premier temps séduite, elle m'a parue après une journée un peu trop développée, avec rabâchée à outrance sa réputation de "fin del mondo" (bout du monde). Si l'on oublie un peu son positionnement géographique, ce n'est ni plus ni moins, qu'une ville à la montagne.


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5 janvier 2007 - En famille à Puerto Natales.

 

 

Retrouvailles festives avec la famille de François.

Le papa, le frérot : Arnaud, sa femme, Steph (doit-on vous les présenter, nos grimpeurs champions !) et  Henri un ami du papa   nous ont rejoints pour la fin de notre périple en Patagonie.
C'est déjà un peu la fin de notre voyage et en les attendant a l'arrêt du bus en provenance de Rio Gallegos, nous faisons le point sur notre beau voyage et savourons nos derniers instants selus à deux.
Etonnants d'avoir passé tant de temps ensemble, 24h sur 24, mais vraiment interessant et agréable.
C'est assez étrange, on est très excité de les revoir, on a mille choses à dire, et puis c'est de nouveau normal, on se retrouve comme si ça ne faisait pas si longtemps qu'on s'était vu et que c'était évident d'être ensemble autour d'une table à des milliers de kms de chez nous après des mois de séparation...
Les trois dernières semaines seront consacrées pour François à l'escalade avec comme objectif de grimper aux tours du Paine puis au Fitz Roy en compagnie d'Arnaud et Steph.
Pour ma part je vais de noueau prendre un peu de liberté et descendre plus au sud de l'Amérique du sud.


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3 janvier 2007 - Trek Torres del Paine

 

Une fin d'année en beauté .

2006, c'était tellement bien que je n'avais pas envie de tourner la page !

Quoique, et  si 2007 était encore mieux que 2006 ?

 

Avec un réveillon passé dans le parc des tours du Paine, autour de quelques pates et d'une bouteille de vin, dans notre tente, notre petite maison mobile depuis 6 mois, face au lac Nordenskjöld gris vert et face aux cornes est du massif, finalement, 2007 s'annonce bien !

 

Alors, voici le récit de notre magnifique treck autour du Massif du Paine, avec enfin une météo complaisante. (et un peu trop de monde sur les sentiers...)

 

D'abord la routine: les courses( des pates, des pates et des pates...), la préparation des sacs á dos, les plus légers possibles (tant pis on sentira un peu la transpiration, mais on suera moins dans les montées !)...

 

Départ á 14h  de Puerto Natales, pour 2h30 de bus á travers des plaines balayées par le vent. Les tours surgissent dorées, dans un écrin de neige. Nous faisons nos formalités d'entrée au parc á la lagune Amarga, 40 minutes de catamaran nous permettent de  traverser le lac Pehoe aux eaux turquoises ...

 

Nous arrivons enfin á l'aire de camping du refuge Paine Grande .

Le soleil est au rendez-vous, éclairant les cornes, le vent aussi ! Attention, il va falloir arrimer solidement notre petite maison mobile !

 

Le lendemain, c'est sous un ciel gris, puis une pluie ininterrompue que nous marchons pendant 3 heures jusqu'au lac Grey et au glacier du meme nom qui vient y mourrir, se disloquant en petits icebergs aux couleurs bleutées.

Sous une fine pluie, nous restons ä contempler le glacier dont le début se perd dans la brume .

Apres un bon chocolat chaud pris au refuge grey, et quelques allers retours pour revoir le glacier sous differentes lumieres (gris, un peu gris, un peu moins gris, ....Sous le soleil !) nous retournons par le meme chemin á notre camp de base ou nous avons laissé nos affaires pour monter plus légers.

Entre temps, le ciel s'est dégagé, laissant apercevoir les montagnes enneigées au fond du glacier.

Habitués aux caprices de la météo patagonienne, nous décidons de lever le camp et de marcher plus loin, jusqu'au camp des italiens, au pied de la vallée frances et du glacier. Les journées sont incroyablement longues, le soleil ne se couchant que vers 22h15 et nous profitons ainsi d'une belle lumiére sur les cornes. C'est donc au terme d'une longue journée de marche (33km) que nous nous écroulons dans notre tente !

 

Bonne surprise au matin : le soleil est encore lá ! Nous filons jusqu'au mirrador des cornes, 3h de montée le long du glacier francés, le cinema en lumiére et sons avec parfois la chute de gros séracs qui finissent en coulées blanches le long des paroies...

Petite pause pique-nique, contemplation des pics alentours et du trés beau "Cerro Cathédral".

Nous redescendons jusqu'au camp et poursuivons jusqu'au refuge des Cornes, ou nous ferons le réveillon.

Encore une longue journée de marche et nous decidons de nous mettre á l'heure européenne pour feter le passage de la nouvelle année et nous sentir un peu plus proches de la famille et des amis  ! A 20h00 heure locale, nous fetons donc 2007 ! Et a 22h, heure locale, nous ronflons profondément !

Le debut de l'année sera actif contrairement aux apres reveillons comateux !  Une longue marche le long du lac puis une forte montée nous méne jusqu'au camp Torres et au mirador des tours du paine.

Du dénivellé, du dénivellé et du dénivellé.... du monde aussi, les tours du Paine sont vraiment touristiques et nous sommes en pleine saison.

 

Cette fois-ci, nous aurons moins de chance, car malgré une belle matinée, les tours en fin de journée s'enveloppent de nuages, ne se dévoilant que par instant.. Que c'est beau ! Que c'est austére et hostile ! Qu'il fait froid !

 

Le lendemain, nous n'en avons pas eu assez.

Francois se léve pour retourner au mirador voir les tours sous une belle lumiere dorée, puis nous remontons la vallée jusqu'au "camp de base des japonais", camp de base des expéditions d'escalade.

L'endroit est plaisant, dans les bois, au bord du torrent. La marche jusque lá est agréable, plane et nous apercevons meme un renard ! Nous decidons de poursuivre jusque vers la base des tours...

La, ca se gate ! Une rude montée droit dans la pente, une longue traversée qui remonte, puis des gros blocs .... et un vent absolument terrible.... et terrifiant dans cet univers de haute montagne assez austére pour ne pas dire hostile. Les tours, elles, fiéres se dressent imperturbables, et nous eblouissent de leur eclat rougeoyant... C'est vraiment magnifique....mais cela va se mériter, niveau escalade et engagement !

 

Nous étions partis pour une courte étape jusqu'au camp des japonais. pas super équipés contre le froid, sans casse croute et deja 3 heures que nous marchons... Le vent redouble de violence... le glacier et la neige apparaissent au loin...

Nous décidons de retourner á notre camp.

 

Sauf qu'á notre camp, il ne reste plus grand chose á manger ! Nous avons voulu etre trop legers ce coup ci !

Alors, on s'est partagé un quignon de pain et un bout de fromage et on a refait un bol d'avoine, notre petit dejeuné habituel en treck . Callés avec beaucoup de thé, on est vite redescendus dans la vallée ou on s'est précpités sur un immense gateau au chocolat dans le premier refuge rencontré!

Il est des plaisirs qui parfois sont décuplés dans certains moments !

 


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27 décembre 2006 - Croisiére avec Navimag!

 

Ne vous fiez surtout pas au sourrire et a l'air réjouit de la photo !

 

Au programme : une croisiére á travers les fjords chiliens, 3 jours de bateau dans une nature inaccesssible de Puerto Montt a Puerto Natales, point de départ du treck des tours du Paine, vue sur le glacier Pie XI qui tombe dans l'eau, arret  a Puerto Eden minuscule village accroché á flanc de montagne et accesible uniquement par bateau (au plus court, 1 journée et une nuit !).... programme alléchant, non ?

 

A l'arrivée : une tempete croisée en pleine zone océanique (parait-il la plus grosse depuis 3 ans), une gite de plus de 35 degré (traduction, pour se déplacer dans le bateau il faut s'accrocher á ce qui est accroché solidement, et meme dans son lit pour ne pas tomber !), une nuit entiére á attendre que la tempete passe en restant face aux vagues, c'est á dire dans la direction opposée oú nous devions nous rendre....et  un retard qui ne nous a pas permis de visiter le fameux glacier, ni Puerto Eden ....

 

Bref, 4 jours á attendre dans le bateau car impossible de mettre le nez dehors, le vent déchainé et les vagues balayant tout le pont et nos jambes qui fourmillaient d'impatience. L'inactivité, c'est pas trop notre truc, et on s'est vraiment demandé ce qui nous était passé par la tete au moment d'acheter ces billets, par ailleurs onéreux !

Heureusement, nous avions investi dans des pillules magiques contre le mal de mer, vendues á bord, et lá, incroyable, on a été comme deux vieux loups de mer habitués aux pires tempetes ! Pas le moindre mal au coeur a l'horizon !

 

Bon, sur la fin, le soleil a tout de meme pointé son nez, et la derniere journée nous avons pu apprécier le passage du bateau dans des fjords si étroits  que nous étions a 2 metres du rivage de chaque coté; un gentil lion de mer nous a fait un clin d'oeil :" alors, comment vous trouvez la Patagonie ? Sauvage, non ? Et oui, le bout du monde ca se mérite !"

 

Finalement, nous sommes arrivés a Puerto Natales, au bout de 4 jours, avec une seule envie : BOUGER !

Heureusement, nous avions en perspective le treck des trours du Paine !

 


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24 décembre 2006 - Le réveillon á Puerto Varas


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22 décembre 2006 - Tentative d'escalade à Frey !

 

Un peu à regrets, mais bien motivés par l'idée de prendre une bonne douche chaude, nous avons quitté la vallée encantado.

Une journée de répit, de lessive, de courses et c'était reparti pour quelques jours d'escalade, mais cette fois plus en altitude, sur les beaux pics granitiques du Cerro Cathedral.

Du moins c'est ce que nous pensions....

Car la Patagonie, avec son caractère bien trempé et sa nature sauvage en avait décidé autrement !

Partis sous un beau soleil, nous rejoignons les arrêtes grâce à deux télésièges....

Une vue magnifique s'offre à nous, des montagnes qui encerclent un lac, bref une vision idyllique. 

Sauf que nous remontons les fermetures éclairs des coupe-vent, enfonçons notre bonnet bien profond sur les oreilles et sortons nos gants !

Un vent, mais alors un vent à décorner les boeufs !

Des rafales telles qu'il faut parfois s'arrêter de marcher pour ne pas perdre l'équilibre et bien se camper sur les jambes, et au loin des nuages noirs qui se rapprochent à la vitesse du vent !

Sans traîner, nous avançons, un peu ralentis par la charge de nos sacs à dos...Nous suivons les gros repères rouges, bien en évidence et très nombreux , sans doute pour prévenir les brusques changements de temps et permettre aux randonneurs de ne pas s'égarer.

L'hiver est encore bien présent et après 3h de marche, une grande pente neigeuse se déroule devant nous, jusqu'au bord du lac au pied du refuge.

Pas moyen de contourner, et c'est en petites baskets d'été et glissades artistiques , les pieds trempés que nous arriverons au refuge.

En fait on s'en est plutôt bien sorti...A peine arrivés, sirotant un chocolat chaud fort apprécié, nous regardons la neige tomber, elle aussi en rafales horizontales et voyons d'autres randonneurs grimpeurs entrer trempés et dégoulinants !

Dehors, le vent rugit et les vitres tremblent parfois...

Nous abandonnons très vite l'idée de planter la tente et nous installons nos duvets bien chauds dans les dortoirs frisquets du refuge.

Le lendemain matin, c'est un beau soleil qui nous réveille, nous donnant l'espoir de grimper le même jour.

A peine le nez dehors, cet espoir est vite anéanti.

D'abord, les faces sont givrées et même si le paysage prend un effet carte postale, nos petites mains nous rapellent qu'elles n'ont pas envies de se geler ! Mais en plus le vent n'a pas faibli, et il faut tenir les bonnets pour qu'ils ne s'envolent pas !

Nous décidons finalement de redescendre dans la vallée, l'escalade ne semblant pas possible avant plusieurs jours ( et nous devons prendre un bateau au Chili dans 4 jours) les prévisions météo étant par ailleurs plutôt pessimistes.

Ah, une dernière précision, c'était le premier jour, de l'été !

Ben oui, on est le 21 écembre dans l'hémisphère sud !

Nous on a plutôt chanté : "I' m dreaming of a white chrismas...."

 


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18 décembre 2006 - Escalade dans la vallée enchantée

 

Comme ne le montre pas la photo, ce fût un séjour chargé en escalade...!

Bon d'accord, on s'est aussi un peu posé, des journées de repos étant nécessaires pour recharger les batteries et récupérer de la peau sur les doigts!

 

De retour de la péninsule Valdès, pleins d'energie et d'envie, nous décidons de revenir goûter aux belles voies d'escalade de la vallée encantado, (traduction littérale et non fausse: vallée enchantée)  de l'autre côté du rio Limay, mais cette fois-ci nous resterons camper.

Combien de temps ? Trois, quatre, cinq jours, en fonction de nos provisions...car ici pas de magasins, de fondues, de bons chocolats chauds. Place à la nature, des pins, du rocher, une rivière... (et on n'est pas fort en pêche !). On a mangé des pâtes pendant 6 jours, mais on s'est quand même régalé  !.... en escalade et en rencontres !!!

 

La première partie de l'itinéraire pour rejoindre le secteur ne nous posa pas de problèmes. Le bus nous laissa sur le bord de la route, sur les rives du rio Limay à 60 kilomètres au nord de Bariloche. C'est là que les choses se compliquèrent.

Car il nous faut traverser la rivière, qui n'est ni petite, ni sans courant, plutôt froide, et nous avons deux bons sacs à dos!

Place à nos souvenirs d'enfance à la mer et les joies des petits bateaux gonflables !

Les bras et les épaules de François se souviendront des allers-retours en essayant de ramer avec ces frêles pagaies en plastique pour lutter contre le courant et le vent!

 

Mais après une heure d'efforts, nous sommes au paradis: de grands murs déversants avec des trous, des secteurs aux orientations différentes pour suivre le soleil ou l'éviter et des lieux pour camper idylliques avec une petite source d'eau...

 

Dans ces conditions, François a écumé presque toutes les voies dans le septième degré, réalisant tous les 7c+ à vue, le seul problème étant les doigts qui étaient vite à sang à force de prendre ces petites prises coupantes.

Christine quant-à elle, s'est surprise à grimper en tête et même dans son  7a+ ( si, si, après toutes ses tentatives il lui appartient !) qui le vilain lui a tout de même résisté, non sans lui avoir laissé caresser l'idée de l'enchaîner !

 

Mais ce fut aussi une semaine conviviale avec la rencontre d'autres grimpeurs d'Espagne, du Brésil ou de Suisse ! Super ambiance et bonne motivation qui s'est propagée des uns et des autres ...

 

Pour résumer,  6 jours superbes dans un coin de nature sauvage...


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10 décembre 2006 - A la découverte des animaux de la pénisule Valdes

 

 

 

Les bras fatigués de nos journées d'escalade et la peau des doigts à vif tellement le rocher est abrasif, il était temps de faire une pause ! Une escapade de 3 jours pour aller voir les baleines à la péninsule Valdès avant leur migration vers le sud s'est donc imposée à nous.

C'était parti pour 15 heures de bus !

Départ en fin d'après-midi après un bon chocolat chaud.... Le vent a sifflé contre le bus et des heures de paysages de montagnes rocheuses grises et noires se sont déroulées devant nous, après avoir longé le lac Nahuel Huapi qui n'en finissait pas.

22h00, le steward nous apporte le dîner, version avion, mais nous sommes dans un bus. Jus d'orange ou coca ?

Le dernier film vient de se terminer... François s'endort tandis que je me tourne et me retourne pour contrecarrer ma lente mais inexorable descente vers le bas de mon fauteuil, trop incliné du dos, mais pas assez du siège !

Fiunalement, nous ouvrons les yeux sur les premières lueurs du jour, dorées et rougoyantes qui éclairent le ciel. Il est 5h du matin... les journées sont longues en Patagonie avec le jour qui finit vers 22h00 !

 

PUERTO MADRYN !

 

Il est 7h du matin et nous descendons du bus un peu endormis...

Une heure et demi après, nous sommes en route pour la péninsule à bord d'un petit bus qui va nous faire visiter les lieux des colonies de pinguins, éléphants de mer et lions de mer. Circuit organisé avec un super guide qui nous explique le comportement des animaux, leurs habitudes....

Première escale pour observer les éléphants de mer, et là il n'y a pas de doute sur le choix du nom pour qualifier ces animaux. Plus gras tu meurs ! Des plis et des replis de graisse qui s'étalent sur le sable gris noir et chauffent au soleil ! Ils sont là par dizaines, affalés et comme échoués sur la plage... Ils rampent parfois sur le sol, progressant en petites ondulations longitudinales, se grattant parfois la tête avec la nageoire de leur queue ou se frottant l'un contre l'autre. De la distance où nous sommes maintenus pour les voir difficile d'observer les détails, mais à la jumelle nous pouvons voir leurs yeux brillant comme de grosses billes rondes et noires, et le nez des mâles qui mériterait une chirurgie plastique !

Deuxième escale, nous tombons sous le charme des petits pinguins magellans que nous pouvons observer de près. A quelques mètres de nous, ils se dandinent pour avancer, se balançant d'un côté puis de l'autre... Hauts d'à peine 30 à 40 cm, on a de la peine à croire qu'ils puissent gravir la colline située au-dessus de la mer. Certains couvent de petits bébés pinguins au fond d'un trou creusé dans la terre.

La troisième escale sera pour les lions de mer. Distincts des éléphants de mer qui ont peine à rester redressés, ils sont campés sur leurs nagoires caudales situées plus avant vers le ventre. A la jumelle, nous pouvons observer l' incroyable crinière des mâles qui s'arrête sous le cou et les apparente de manière évidente au félin terrestre. D'ailleurs, leurs grognements rapellent aussi les rugissements de ces derniers.

Nous restons là à les observer un bon moment, facinés...

Et puis le clou de notre excursion. La rencontre avec les baleines. A bord d'un petit bateau à moteur d'une vingtaine de mètres, nous partons un peu au large des côtes pour apercevoir quelques unes des baleines qui n'ont pas encore migrées vers le sud de la Patagonie. Ici elles donnent naissance puis les baleineaux un peu plus grands, elles s'en retournent... Nous sommes mi- décembre, et la majorité des baleine est déjà partie.

Nous fûmes chanceux ! Non seulement nous apercûmes les baleines, et de près, mais en plus nous liâmes connaissance avec deux petits baleineaux, très intéressés par notre embarcation ! S'approchant de si près qu'il eût suffit de tendre le bras pour caresser leur tête, nous pûmes voir leur corps dans la transparence de l'eau.

La mère a alors surgit, comme un gros rocher parsemé de petites incrustations (petits parasites blancs) contre lequel la mer se heurtait en vaguelettes.

Nous nous sommes sentis bien petits, comme une coquille de noix face à un géant, surtout quand le baleineau a décidé de plonger sous notre bateau !

Magnifique spectacle, visuel, mais aussi sonore par leur respiration et le puissant jet de leur orifice nasal !

Deuxième et dernière journée à Puerto Pyramidès, sur la péninsule Valdès. nous marchons  1h30 pour rejoindre le point de vu d'une colonie de lions de mer, sous un soleilimpitoyable et une chaleur que nous avions oubliés après les fraiches journées de Bariloche.

Les falaises de craies blanches et grisâtres tombent sur des plates-formes de pierre qui avancent selon des formes plus ou moins arrondies dans la mer transparente aux diverses tonalités de vert et bleu...

Et quelques lions de mer se dorent la pilule sur ces pierres, interrompant parfois leur bain de soleil par une longue et esthétique glissade dans l'eau.

Allez, il est temps de songer à rentrer sur Puerto Madryn pour prendre notre bus de retour pour Bariloche ...

 


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5 décembre 2006 - Argentine : Bariloche, enfin la Patagonie !

 

Changement radical d'ambiance !

Il fait frais et venteux, mais le soleil brille, les rues sont calmes et propres, un petit air de Suisse flotte sur la ville (nombreuses chocolateries, fondues, petits chalets, atmosphère tranquille) .... et on ne craint pas de se faire dépouiller à chaque coin de rue !!!

Nous voici donc en Argentine, à Bariloche.

Quelques heures et 3 avions nous ont ainsi permis de passer des caraïbes aux montagnes et lacs bleus glaciers de Bariloche pour notre plus grand bonheur.

Enfin du rocher à se mettre sous les doigts dans un cadre sauvage et sans affluence.

Bon d'accord, nous avouons qu'après ces longues semaines sans escalade, ce ne fût pas sans mal . La peau des doigts nous fit sentir qu'elle appréciait modérément l'abrasivité du rocher, et les muscles de nos avant-bras  nous rapellèrent qu'ils n'avaient pas serré une prise depuis 1 mois !

Les débuts et nos piètres performances nous firent grincer des dents....

Mais après quelques jours de reprise et des rencontres internationales très sympathiques (Gislène et Sydney, brésiliens et Pato, argentine ) le sourire et l'escalade revinrent vite.

Francois fit même un 7C+ a vu (chococraco, à la vallée encantado) et Christine s'acharna dans un bon 7a+... !!

 

Youpi, ici on est bien  !

 

Les paysages sont sublimes et variés avec des couleurs intenses.

Il faut imaginer des lacs et des bras de lacs immenses, avec au fond des montagnes encore un peu enneigées et de belles forêts de sapins verts. De l'autre côté, au nord, une vallée plus arride et rocheuse où se trouvent les secteurs d'escalade. Mais attention, pour rejoindre le spot confidentiel de vallée encantado, il faut savoir manier les bateaux gonflables de votre enfance.... en espérant qu'il n'y ait ni trop de vent, ni trop de vagues sur le rio Limay, car même si l'eau a une transparence et une couleur à plonger directement dedans, elle ne doit pas être à plus de 10 degrés !!!

 


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28 novembre 2006 - Sans papiers...partie 4 : pourra-t-on prendre l'avion pour Buenos Aires ?

Ayant enfin eu la bonne nouvelle de l'autorisation de refaire le passeport de Christine le vendredi soir á 19h00, nous nous rendons á l'ambassade le lundi matin, á la premiére heure, notre vol décollant a 16h00.

Le gentil fonctionnaire nous avait dit qu'une fois les autorisations obtenues, cela prendrait 10 minutes d'imprimer les nouveaux passeports...

Sauf qu'il y a eu un bug...

Et les trois fonctionnaires de l'ambassade de se pencher sur l'ordinateur, de chercher des Cd de depannage d'urgence... devant nos mines décomposées....

Nous avons bien cru ne pas avoir ces fichus passeports !

Au bout de 3 heures, et d'une énieme manipulation ils ont finalement pu nous imprimer ces passeports.... avec une faute sur l'adresse de Christine, qui se retrouve habiter á Albertville ! Mais lá on n'a pas moufté et on est parti illico sans rien dire...

Juste le temps de boucler nos sacs, on a pris un taxi pour l'aéroport, ayant háte de quitter le pays....


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23 novembre 2006 - Sans papiers.... partie 3 : une échappée sur la plage d'Adicora. la suite de kitesurf story

N'espérant plus nos passeports á temps pour passer quelques jours (onéreux) aux iles Rocques, et en besoin urgent de plus de tranquilité et de nature, nous avons mis le cap vers Adicora, petit village au nord ouest du Venezuela et bon spot pour la pratique du kite.

 Alors , que dit la suite de kitesurf story ?

D'abord, pas de Brice de Nice en vue, un gentil venezuelien qui nous a donné quelques explications sommaires en espagnol, et nous a surtout laissé nous débrouiller tout seul, nous aidant néanmoins a remonté l'aile lorsque celle-ci était tombée dans l'eau...

Vous avez bien lu "nous " ; Francois s'est laissé tenter par l'aventure et a mëme beaucoup aimé : eau chaude, plate et turquoise, pied partout, que demander de plus pour apprendre le kite ?

Quant á Christine, aprés la tempëte de Jericoacoara, elle a bien apprécié le vent modéré d'Adicora et a tiré ses premiers bords !


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20 novembre 2006 - Sans papiers ....partie 2 : Caracas, la plus grande prison au monde ...

Non, non, nous n'avons pas fait une visite de la prison de Caracas, ni été incarcérés !

C'est juste l'impression que nous a faite cette ville.

Les maisons ressemblent á des cages : des grilles á chaque fenëtre, á chaque porte, des barbelés ou des tessons de bouteilles au-dessus des murs... et mëme il faut le croire des barriéres electrifiées pour empëcher l'accés au balcons et terrasses !

Dans notre petit hötel qui vendait quelques boissons et en-cas, les personnes exterieures a l'hotel tendaient l'argent et recevaient leur boisson a travers la grille sans qu'il soit question une seconde de leur ouvrir...

Des le soir tombé, plus question de fläner (ce qui n'est pas le mot exact pour qualifier notre démarche de touriste stressé par la réputation de cette ville, réputation largement justifiée) dans les rues; direction l' hötel, ou alors obligation de prendre un taxi, et lä encore il ne faut pas prendre n'importe lequel .... 

Une petite précision, il fait nuit a 18h00....

 

Bon, il faut tout de mëme accorder á Caracas, qu'elle est entourée de montagnes verdoyantes, et qu'un téléphérique vous extrait en quelques minutes des embouteillages, de la foule, de la chaleur vers des sommets plus frais et calmes, propices á de petite randonnées avec vue sur la mer...

Nous, on n'en a pas tellement profité; on attendait nos passeports, espérant s'envoler (au propre et au figuré) vers l'archipel des Iles Rocques, au nord de Caracas....

Sauf que pour faire des passeports d'urgence, il faut l'accord des préfectures oü ils ont été émis.

Ce qui a pris 24h pour Francois... et 1 semaine pour Christine......


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18 novembre 2006 - Sans papiers .... partie 1 : le vol

Bon, voila pres d'un mois que nous n'avons pas ecrit d'articles....

Que s'est-t-il donc passé durant ces semaines ????

D'abord une bonne semaine de galere...

Debut de l'histoire :

Au lendemain de notre retour des llanos, pleins d'images en tëte et ravis de notre rencondre avec sieur anaconda, nous préparons notre prochaine excursion : 3 jours de grimpe a deux heures de Merinda. Il fait beau, et les coeurs sont joyeux.

Nos deux petits sacs á  dos remplis d'affaires inutiles pour aller grimper comme nos passeports, nos cartes de crédits, notre i-pod... et aussi utiles comme notre appareil photo,notre argent, nos coupes vents..... nous nous apprëtons  a prendre le bus.

Mais avant, dernieres petites routines: Christine part a la laverie porter le linge sale (la condition feminine est toujours la meme au 21eme siecle) pendant que Francois achete quelques ravitaillements á la boulangerie, chargés des deux petits sacs á dos.

Rien que de trés banal, n'est-ce pas ?

Une boulangerie, avec un comptoir bien au fond du magasin, ca ne craint pas non ?

Ben si, mais nous on n'avait un peu reläché notre vigilance, en confiance dans une des villes que l'on disait sure au Venezuela.

Remarquez, on s'estime heureux car on n'a mëme pas été menacés au revolver... Tout s'est passé tellement en douceur, qu'au moment de vouloir reprendre le sac posé quelques secondes á ses pieds pour payer, Francois ne l'a tout simplement pas retrouvé !!! Seuls quelques clients ont eu le temps de crier quelque chose en espagnol a Francois (qui ne comprend pas trop l'espagnol) ... Le temps de percuter que l'on s'adressait a lui, pour une raison urgente, le voleur était en fuite dans une voiture, avec son complice... Bonne journée pour eux...Bonne galere pour nous....

Hormis la contrariété de s'ëtre fait bëtement voler et d'avoir perdu des objets de valeur sentimentale (carnet de voyage, dessins, photos...) survint le probleme de n'avoir plus de passeports..... et un avion pour Buenos Aires a prendre dans 10 jours...

Et la perspective peu attrayante de se rendre a Caracas, pour se rendre a l'ambassade de France et refaire des passeports provisoires....

 


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17 novembre 2006 - Los Llanos, rencontres animalières !

 

Ça y est ! Nous l'avons vu et même tenu dans les bras !

Qui donc ?

Mais voyons l'anaconda , celui qui manquait à notre tableau de chasse visuel !

D'accord, ce n´est pas nous qui l'avons repérés, ni attrappés d'ailleurs .... mais nous avons pu le voir de longues minutes, encerclé par nos guides, puis tenu dans nos bras. L'important c'est de maintenir sa tête, après,il essaye bien de s'enrouler, mais on ne le laisse pas faire ! C'est impressionnant, de soupeser son corps, de le sentir qui s'appuie et fait pression sur les bras; 100% pur muscle, je veux bien croire qu'il puisse etouffer une vache ou un caiman, leur broyer les muscles en les enserrant... car rien qu'en étant posé sur nos mains il arrive à faire pression !

 

Bon, parlons un peu des llanos. La signification est "plaines", et c'est sûr que pour être plat, c'est plat. Vision à 360 degrés, sans obstacles alentours. Que de l'herbes, et qui est innondée une partie de l'année, un peu comme le Pantanal. D'ailleurs, on y trouve à peu près la même faune, et l'activité humaine principale est l´élevage de vaches. On se sent un peu isolé, très peu de fermes, et très éloignées les unes des autres. Les habitants ont une vie assez rude et três rustique. Ils sont obligés d'avoir une pompe pour tirer l'eau et la stocker, et un générqateur pour faire de l'electricité. Bien sûr les températures sont élevées et compte tenu de l'humidité, vous avez déjà compris que nous avons nourris quelques familles de moustiques !

Les Llanos étant sauvages et peu peuplées, c'est donc un bon endroit pour observer la faune. Et nous avons eu énormément de chance, car nous avons pratiquemment pu voir toutes les espèces: des dauphins roses, encore, dans une rivières, des familles de capybaras, cet espèce de gros rongeur qui ressemble à un gros sanglier mais dont la tête possède un museau carré, une tortue "mata mata" qui ne peut rentrer sa tête et ses pattes et qui est une espêce originaire des temps préhistoriques ( d'ailleurs, y a qu'à voir sa tête pour le croire !), un fourmillier au long nez et â la queue touffue, mais dont personne ne s'approche à cause de ses énormes griffes capable de s'attaquer aux jaguars, quantités d'oiseaux, de caïmans  et notre fameux anaconda !

François a aussi pu faire sa premiìere expérience de pêcheur de pirranas, concluante avec trois prises, mais enervante car ces poissons mangent l'appât sans se faire prendre!


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10 novembre 2006 - Trek dans les Andes Vénézuéliennes

 

 

Après quelques jours de farniente sur l'île Margarita, nous avions les muscles qui nous démangeaient. Soif de mouvement, d'action  et aussi une grosse envie de retrouver la nature, un environnement plus sauvage.

C'est ainsi que nous avons mis le cap sur Mérida, centre des andes vénézuéliennes. Cela ne nous a pris que....22h de bus depuis Puerto Lacruz, un des points d'embarcation pour Margarita !

Malheureusement, nous fûmes accueillis par des embouteillages dignes de Grenoble, et Mérida ne nous sembla pas vraiment l'endroit que nous recherchions.

Après une après-midi de blocs (3 malheureux blocs ), gentiment montrés par Alberto, un parapentiste et grimpeur local, nous sommes partis pour les montagnes, en randonnée pour 5 jours.

Après une première journée passée à éviter les branches des arbres de la forêt vierge et à enjamber des tronc d'arbres, nous avons établis notre camp près d'une petite rivière, nous posant de réelles question sur notre motivation à poursuivre ce type de randonnée relevant plus d'Indiana Jones ou de Crocodile Dundee que d'un treck de montagne. La nuit pluvieuse ne fit qu'accentuer notre incertitude... Il nous fallu attendre 11h le lendemain matin, et enfin un rayon de soleil pour nous décider à poursuivre l'aventure.

Bien nous en prit !

Après quelques mètres encore de jungle, nous arrivons à un chemin sec, sans obstacles, avec une jolie vue dégagée sur les rochers et montagnes alentours.

Deuxième camp idyllique près de la lagune verte, à 4000m d'altitude.... En plus le temps se dégage et nous pouvons apercevoir le pic Humboldt approchant les 5000m, très facile d'accès et convoité par de nombreux touristes.

Le troisième jours sera encore plus agréable. Après une courte mais raide montée, nous atteignons le col situé à 4700m d'altitude, puis nous restons plus ou moins à la même altitude, longeant les flancs des montagnes (ce chemin s'appelle la Traversia) pour rejoindre le camp de base du pico Bolivar qui culmine à 5007m. Un épais brouillard s'est installé depuis notre montée au col et nous scrutons les cairns pour ne pas perdre notre chemin. Bien entendu, nous le perdons un moment , juste le temps de laisser à Christine la possibilité de s'enfoncer dans une boue marécageuse. C'est devenu une vrai spécialité !

Nous sommes bientôt rejoints par Audrey et Sandro, deux guides locaux qui ont fait faire le pic Humboldt à deux allemands. Nous partageons réchaud, soupe et pâtes avant de nous blottir dans nos duvets au fond de notre tente.

C'est qu'il fait froid à 4600m d'altitude!

Il n'est que 18h30, nous sommes devenus des spécialistes des couchers tôts !

Le lendemain, nous nous reveillons dans les nuages. Il ne nous faut qu'une petite demi-heure pour atteindre le sommet du pico Espejo, 4765m, dernière station du téléférique le plus haut du monde (construit par une compagnie française en 1958) qui transporte les touristes depuis Mérida.

Nous le prendrons pour une descente de 500m de dénivellé. A peine le temps de dire au revoir à nos compagnons, nous voilà de nouveau sur un joli chemin devant nous mener à un petit village, "Los Nevados" sur un autre versant. Mais là nous avons présumé de nos jambes ! Celles-ci s'accomodent fort mal de cette descente ininterrompue  (près de 1500m de dénivellé) après nos derniers jours de baroud, et puis nous acccusons la fatigue des mauvaises nuits passées en altitude. Nous arrivons exténué au village, trainant la patte, mais heureusement cela en valait la peine. D'accord, ce n'est pas très différent de certains villages alpin, mais c'est tout de même très joli et drôlement calme. D'ailleurs il n'y a qu'une rue !

C'est après une bonne nuit de repos et 4h de jeep sur un chemin étroit, défoncé et vertigineux que nous arrivons à Mérida.....prêts pour de nouvelles aventures !!!

 


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4 novembre 2006 - Ile de Margarita

 

Bienvenu sur une ile à l'allure americaine...au milieu de touristes allemands!!

Non, non, pourtant nous sommes toujours au Venezuela !

Après une traversee difficile (surtout pour Christine ayant le mal de mer!) sur (ou plutôt dans!) un petit bateau en bois, nous arrivons à Porlamar entre les grands buildings et les grosses voitures americaines avec une majorite de 4x4...

Après le Roraima, à l'extrême sud du Venezuela, nous sommes remontés vers le nord en essayant de trouver de beaux endroits pour grimper. Mais la qualité de leur site d'escalade n'est pas à la hauteur de ceux que nous avons l'habitude de fréquenter en France... Ce qui leur paraît de supers spots de grimpe nous nous apparait vraiment pas top et ne nous donne pas envie d'enfiler les chaussons !

Alors cap à la mer, les caraibes: bleue turquoise, plages de sable blanc, cocotiers, poissons, coraux, description idylique dans notre Lonely Planet! Ca a dû change depuis l'edition 2004!

C'est bondé de chaises et parasols loués par tous les bars bordant la plage. Le sable n'est pas si blanc et l'eau est pleine d'algues et de petites méduses !

Bon, on a qund même réussi à trouver des endroits sympas en louant une voiture pour faire le tour de l'île et on a même pu faire un peu de masque, palmes tuba sur un archipel après une traversée de 40 minutes sur un petit bateau à moteur.

Mais vraiment pas de quoi s'attarder, en plus y a même pas de vagues pour surfer. François a encore réussi à éviter le surf , mais je n'ai pas dit mon dernier mot !

 


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28 octobre 2006 - Stairway to heaven

Pas facile de grimper au Roraima, beaucoup plus difficile à préparer et à organiser qu'une voie d'escalade au verdon ou au Mont-Blanc!

Tout d'abord, l'escalade est interdite (comme les randonnées, mais commerce onlige, elles sont tolérées !) car nous sommes dans un lieu mystique, chargé de croyances pour les indiens.

Ainsi, nous sommes normalement obligés d'avoir un guide et d'être integrés dans le groupe d'une agence.

Mais les trecks proposés se font en 6 jours avec une seule journée au sommet alors qu'il nous fallait deux jours au sommet afin d'avoir plus de chance de réussir la voie et de passer à travers les averses...

Ce fut donc la chasse aux agences et tours opérators afin d'en trouver un qui accepte de nous emmener, de nous faire passer le check point avec son groupe puis de nous laisser autonome au sommet.

Finalement, une agence nous propose de nous acheminer puis de nous faire passer le poste de contrôle avec leur guide, puis libre de faire notre voie d'escalade...en cati mini!

Levé avant l'aube du quatrième jour, nous parcourons le plateau somnital lunaire dans une ambiance particulière: pas un bruit et une vue sur la savane environnante au lever du jour. Après une heure de descente dans la forêt de plus en plus épaisse, nous reussissons à atteindre le bas de notre voie d'escalade.

Premiers contacts avec ce rocher particulier, sablonneux et licheneux et quelques araignées au passage, nous destabilisent un peu...

Nous prenons de l'altitude et de l'assurance juste avant de voir arriver les premiers guides et leurs talkie-walkies et tous les touristes nous regardant... Comment allons-nous être reçu au sommet de la voie...par le ranger? Payer une amende car nous n'avions pas d'autorisation?

Heureusement puis malheureusement le brouillard monta, nous permettant de disparaitre de leur champ de vision...mais humidifiant les prises d'escalade et nous mettant dans une athmosphère tout autant stressante : lorsque le brouillard monte, la pluie arrive normalement ensuite...  

Nous  realisons alors 4 longueurs sur les 10 sans voir a plus de 10 mêtres...difficile de découvrir le cheminement de la voie avec tous ces surplombs et les spits qui sont assez rares dans cette voie...entre 2 et 5 points par longueurs! Heureusement, les friends nous protègent et finissons les deux dernières longueurs avec plus de visibilité...

Dernière épreuve: retrouver notre campement sur ce plateau lunaire composé de rochers, de plantes rampantes masquant certaines cavités entre les rochers...gorgés d'eau!  

C'est enfin arrivés à notre camp que nous sautons sur notre repas de midi porté depuis le matin... mais non consommé dans la voie ! 

Il est deux heures de l'après-midi, la pluie arrive...juste pour savourer encore plus notre escalade de dix longueurs sur ce mur vertical de quatre cent mètres au milieu de cette savane splendide... 

Pour les photos, consulter le fichier "Roraima escalade !"


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26 octobre 2006 - Treck et escalade au Roraïma

Le Roraima, c'est un autre monde.
- "D'accord, mais c'est quoi d'abord le Roraima ?"
- "Et bien c'est un tepuy ..."
- "Un quoi ???"
- "Un tépuy, une sorte de montagne bordée de falaises verticales qui culmine à 3000m d'altitude, mais dont le sommet est un immense plateau de plusieurs km2. Ses paysages sont composés de pierres noires aux formes parfois étranges et aux chemins de cristaux avec quelques fleurs aux couleurs éclatantes.... mais carnivores !!! C'est un lieu mystique, empreint des croyances des indiens. Les tépuys seraient ainsi, les souches d'un arbre originel..."

Il nous aura fallu deux jours de marche, pour rejoindre le sommet au lieu des trois habituels prévues par les agences.
Depuis le village indien de Paraitépuy où nous avons engagé un porteur, la première journée nous mena à travers la savane et au bout de 4h jusqu'à notre premier campement au bord d'une petite rivère, le rio Teck et face à l'imposante stature de Roraima, qui apparut ...encore bien loin.
Levés avec le soleil a 6h, notre deuxième journée de marche jusqu'au sommet fût longue et harassante avec ces 1600 mètres de denivelés mais ce fût aussi une magnifique randonnée, traversant des collines puis une jungle, passant sous de petites ou grandes cascades. Déjeuner au Campo Baso en compagnie d'un serpent venimeux puis ascension de la rampe menant au sommet par un chemin raide taillé dans la terre et les arbres!!!
Arrivée sur le plateau en même temps qu'une fine bruine et instalation dans notre "hôtel", un espace plat sous une avancée rocheuse nous protégeant de la pluie quotidienne, avec une vue superbe sur la savane.
Notre journée de repos, qui n'en fût pas une consista en une marche de 6 heures pour traverser le plateau et atteindre la triple frontière : Guyane anglaise, Brésil et Venezuela . Ici, pas de gardes, ni de mitraillettes, mais une simple pyramide blanche en béton. Au passage, nous nous sommes enfoncés jusqu'aux genoux dans des marécages sombres, sans heureusement y laisser une chaussure !
C'est avec quelques courbatures dans les jambes que nous avons grimpé le lendemain...

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22 octobre 2006 - Bienvenue au Venezuela

Chargés de nos gros sacs à dos, sous la chaleur écrasante de  la mi-journée nous avons franchi à pieds les 500 mètres qui séparent les deux postes frontières du nord du Brésil et du sud du Venezuela.
Mèmes paysages, mais ambiance radicalement différente.
Fini la gentillesse et la gaité bresilienne ! Nous sommes dévisagés et contrôlés par des militaires armés d'une mitraillette en bandoulière à l'air peu avenant, nous laissant attendre une heure pour cause de déjeuner...
Il faut dire que la frontière est particulièrement surveillée du côté venezuelien pour éviter tout traffic, notammant d'essence. En effet , au venezuela 1 litre d'essence est 30 fois moins cher qu'un litre d'eau !  (60 bolivars soit 2 centimes d'euros)
Même climat froid et hautain á Santa Elena, la ville de notre première étape au venezuela.
Il faut dire que l'on s'était bien habitué à la chaleur du peuple brésilien qui ponctue chaque phrase d'un "meu amor"...et même au poste frontalier....


 

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19 octobre 2006 - Reserve de Mamiraua

Cette réserve est située près de Téfé sur l'Amazone, à mi-chemin entre Manaus et la triple frontière Brésil-Colombie-Pérou. Il nous aura fallu deux jours de bateau pour rejoindre Mamiraua depuis Manaus; deux journées et deux nuits passées alanguis dans nos hamacs suspendus sur le pont supérieur du "Frei Galveo" au milieu des hamacs et bagages des autres passagers avec en défilé continu, les rives de l´Amazone. Nous avons découvert l'art de dormir dans un hamac, ce qui fùt très agréable et avons pratiquement épuisé le stock de livres ramenés par François.

Notre escale au port de Coari, le deuxième soir restera une très belle image. La lumière dorée de la fin de journée illuminait les quelques maisons flottantes situées sur le port au milieu desquelles nageaient des dauphins roses. Difficile de décrire nos impressions et l'émerveillement né de cette vision. Ces mamifères, beaucoup plus lents que les dauphins gris, remontaient paisiblement à la surface, au milieu des bateaux et pirogues des pêcheurs, laissant affleurer leur nageoire dorsale peu prononcée. Ce nom leur a été donné par Cousteau. Il leur convient indéniablement car ils ont cette couleur rosée, parfois même violette, même si leur nom originel est "boto vermehlo" ce qui signifie dauphin rouge en portuguais.

Notre séjour dans la réserve nous aura permis de voir quantité de singes, dont le "uacari"  avec son pelage blanc et sa face rouge, espece endémique de cette région. Nous avons eu comme voisins pendant notre séjour, les jacarés (caimans), qui parfois dormaient sur les troncs d'arbres servant de base à notre bungalow, à moins d'un mètre de nos hamacs ! Et puis quantités d'oiseaux, de poissons et de dauphins..... et heureusement pour nous, pratiquement aucun moustiques.

Même si l'Amazonie regorge d´animaux, il est difficile de les observer. Par contre, impossible de ne pas les entendre...la première nuit fùt mème un peu inquétante: à travers la nuit noire de la jungle, nous parvenaient des bruits divers, dont on aurait dit qu'ils provenaient de l'intérieur de notre bungalow ! Nous, les nouveaux touristes nous sommes retrouvés autour de la table du petit déjeuner avec une mine un peu fatiguée et les mêmes impressions !!

Enfin nous avons pu éprouver la chaleur humide de l'Amazonie: moites toutes la journée, épuisés par la moindre activité, avec comme seule envie celle de se doucher...mais il fallait économiser l'eau...

Pendant ces trois jours, nous avons pu découvrir la réserve en bateau, pirogue et à pied car c'est la saison sèche et la forêt n'est pas totalement inondée.


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14 octobre 2006 - Une soirée à l´opéra !

Ça c´est le top !

On s'imagine au mileu du coeur de l´Amazonie ( vu l´urbanisation de Manaus, il faut faire un petit effort !), accessible uniquement par avion, ou bien après plusieurs jours de navigation sur les fleuves, et on se retrouve face à un opéra !

Une coupole en mosïque aux couleurs du Brésil, jaune, vert. le reste du bâtiment d´aspect classique et l'intérieur digne d'un vrai théâtre.

Inauguré en 1896, la construction de ce théâtre répond au boom du caoutchouc. La ville fut â cette époque extrêment riche, à tel point que de nombreux matériaux furent expédiés depuis l´Europe. Manaus fut la seconde ville après Rio à avoir lélectricité et un opéra. Certains riches planteurs expédiaient parait-il leur linge à Londres pour y être blanchi !!!

Seul le Brésil possédait les graines et les plants d´hévéa produisant le caoutchouc, et conservait précieusement ce monopole et cette source.

Tout ceci prit fin avec Henry Wickam, un anglais qui réussit à subtiliser des graines, les faire survivre le temps de la traversée et les faire se reproduire en Malaisie . Fin de l'opulence de Manaus ....

 

Nous avons assisté à une pièce dont nous n'avons pas compris tous les dialogues....., mais beaucoup aimé les gags et les chants !

 

 


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13 octobre 2006 - Des rencontres et des rencontres ....

13 octobre 2006, aëroport de Manaus :

14h,  le vol en provenance de Lyon, via Sao Paulo, atterrit.... 

15h,  le vol en provenance de Sao Luis via Belem et Santarem atterrit â son tour .....

Nous voilâ enfin â nouveau réunis Francois et moi, prêts â partager de nouvelles aventures,  mes parents enfin rassurés de  me savoir accompagnée et non plus seule !

 

Mais Manaus n est  pas seulement le lieu de nos retrouvailles !

C´est aussi (et sans doute avant tout !) le lieu de rencontre de deux fleuves : Le rio Negro et Le rio Solimoes (nom de l´Amazone).

Bien, soit, me direz-vous, des rencontres de fleuves, il y en a des milliers de part le monde (ne parlons pas de celles des humains), pas de quoi en faire un flan ou un article.

Et bien si justement, car cette rencontre lâ, (je parle de celle du fleuve) offre un spectacle étonnant de deux fleuves coulant côte â côte, sans se mélanger sur une dizaine de kilomêtres.

- Comment je le sais ? Mais pardi, je ne le sais pas, je le vois !!!

- ???????

- Une séparation aussi bien dessinée que si l´on avait traçé un trait au pinceau, avec d´un côté une eau brune, et de l´autre une eau blanche un peu café au lait ! En plus, lorsqu´on laisse sa main dans l'eau ( moi j´étais pas trop rassurée vu tout ce qu´íl y a comme poissons et aussi comme pirannas !) et que l'on passe en bateau d´une eau à l´autre, on ressent nettement la difference de température des deux  !

Aprês renseignements, ils ne coulent pas non plus à la même vitesse, n´ont ni le mêm pH (le rio negro, bien plus acide décourage les moustiques de venir ) , ni la même densité  !

 

Allez, je vous donne quelques explications !

Tout cela dépend bien sûr de leur origine.

En Amazonie, les fleuves sont classés selon leur couleur : sombres, ou clairs.

Les eaux claires prennent leur source dans les Andes et sont chargés en sédiments (érosion géologique).

Les eaux sombres proviennent des basses terres du Nord de l´Amazonie aux sols sablonneux couverts de forêt dont la végétation en décomposition lui donne sa couleur brune.

Et les fleuves, c´est comme les humains, quand ils sont três différents, il leur faut un moment pour se cotoyer avant de faire vraiment connaissance et de s´unir !


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8 octobre 2006 - Traversée du delta du Parnaïba et autres escales pour rejoindre Lencois de Marahneses

 L'objectif n'était pas réellement de visiter le delta. Il s'agissait surtout de rejoindre Barreirinhas, point de départ des excursions pour le parc "Lençois de Marahneses". Pourtant ce fut une très belle excursion, pas toujours évidente au niveau des transports à organiser, mais riche en imprévus, rencontres et images magnifiques.

  • Première étape: Jerricoacoara- Parnaïba

C'est grâce à une jeep, en longeant la plage que nous avons failli.....ne pas arriver à Parnaïba !

A peine après avoir roulé 2km, la jeep s'est retrouvée les 4 roues à moitié enfoncées au milieu d'un petit rio..... Et à nous, les passagers, de pousser le 4*4, les jambes enfoncées jusqu'aux genoux, avec la sensation d'être sur des sables mouvants, nos pieds continuant de s'enfoncer selon les endroits ! Finalement, il fallut attendre l'arrivée d'un 4*4, et les 10 passagers d'une camionette pour nous tirer de là .... Un peu surpris par la méconnaissance du terrain de notre chauffeur, nous fûmes confortés dans notre impression après plusieurs franchissements infructueux de dunes, retenant notre respiration chaque fois que la jeep patinait et commençait à s'enliser, cette fois bien loin de tout village ! Enfin nous arrivâmes à l'embouchure du Rio Coréau, en face de Camocim, avec un très beau couché de soleil qui s'annonçait, agrémentant l'attente du bateau qui nous permettrait de traverser.... 3/4 d'heure plus tard et sans aucun bateau à l'horizon, nous avons dû appeler la police de Camocim (vive les téléphones portables !) pour qu'elle aille nous chercher un équipage et un bateau ! Et c'est sous l'éclairage de la pleine lune que nous avons rejoint Camocim, puis 2h de route après, Parnaïba.

Ainsi ces quelques 100km n'ont pris que.....10 heures !!!

  • Deuxième étape: Traversée du delta du Parnaïba

Une croisière de 7 heures sur un petit bateau en bois d'une quinzaine de mètres, bercée dans mon hamac suspendu sur le pont supérieur couvert, avec devant moi en défilé continu toutes les nuances de vert: vert sombre ou vert tendre  pour les arbres, verts jaune pour les eaux du rio.....

Le pont inférieur, lui est encombré de caisses de poulets vivants et piaillants, qui apparemment n'inspirent pas la même terreur de la grippe aviaire qu'en Europe !

Le delta couvre une superficie de 2700km², composé d'îles, de plages et de lagunes. Parfois, au milieu du rio, on voit apparaître un banc de sable... Quelques maisons , uniquement accessibles par voie fluviale sont situées sur le rivage et les passagers et certaines caisses de poulets débarquent grâce à l'acostage d'une petite barque qui est venue à la rencontre du bateau et repart parfois vers un bras de rivière dont on se demande bien où il peut mener.

J'ai dû prendre le rythme brésilien, tranquille et sans précipitation, car ces heures de traversée se sont étirées sans m'ennuyer, sans même que je ressente de la monotonie. C'est aussi très agréable de se mêler aux habitants de ces villages, de discuter avec eux, la proximité et la longueur du trajet créant des occasions de parler. Je me rapellerai de cette jeune maman, sans doute moins de 18 ans qui se berce elle et son bébé, juste vêtu d'une couche dans un beau hamac en tissus rouge; de cette vieille grand-mère, endimanchée dans une belle robe au visage marqué par les années passées sous ce soleil de plomb, des profondes rides qui ont envahi sa face, mais aussi ses mains, ses bras...; de cette jeune grand-mère qui recoiffe sa petite fille aux yeux bruns-verts ourlés de cils immenses et à la si jolie peau couleur café au lait....

Le temps passe, la nuit tombe; nous longeons le rivage et les masses sombres des arbres sur l'eau noire de la nuit. La lune est cachée, alors les étoiles profitent de cette pénombre pour briller et faire scintiller le ciel de milles points, offrant un spectacle empreint de sérénité, de plénitude.

Et puis nous débarquons à Tutoïa, et nous reprenons contact avec l'autre visage du Brésil, les petites baraques où l'on boit la bière au son de la musique à fond !

  • Troisième étape: Tutoïa- Rio Novo

Deux heures de recherches, de discussions et un plat de poisson grillé délicieux après, c'est à l'arrière d'une camionette que nous avons rejoint Rio Novo. Nous avons empilés  les bagages des 7 passagers,  certains se sont assis dessus, moi je me retrouve sur une énorme enceinte qui envoit de la musique à un volume sonore généreux... Il est 22h et j'ai de la peine pour la tranquillité des hameaux que nous traversons. Nous arrivons un peu exténués à minuit dans la très jolie poussadas "Oasis dos Lencois".

Le lendemain, ce sont les chants et les réponses en coeur des enfants de l'école voisine qui me réveillent me mettant d'humeur joyeuse.

  • Quatrième étape: Caburé

C'est ma petite expérience de Robinson Crusoé, une nuit passée dans une petite maison au toit en feuilles de palmier et ouverte au vent, au lit composé d'un matelat posé sur un sommier de briques avec un hamac tendu au-dehors .

Caburé, c'est un petit village de pêcheurs situé entre mer et rivère, constitué de quelques maisons, quelques restaurants et poussadas très simples. Une partie fait face au rio "pregaci" qui doit son nom (preguaci signifie paresseux en portuguais) à son courant très lent. L'autre partie fait face à la mer et aux immenses plages balayées par un vent très fort.

Ici, le vent est encore plus fort qu'à Jericoacoara. Tout est soupoudré de sable, impossible de s'en protéger. Le visage à peine humide, de l'eau d'un bain ou de la transpiration est vite empreint de petits grains, et la table nettoyée 5 minutes auparavant est recouverte d'une pellicule de sable. Quant aux plats servis dans les restaurants, ils ont un certain "croustillant" !

Il n'aura fallu qu'une heure de jeep ( et 2 heures de recherches et négociations !) pour rejoindre Caburé en longeant la plage après un passage par des dunes et quelques palmiers solitaires ça et là.

  • Cinquième étape: Barreirihnas

Une autre négociation m'a permis de compléter les bateaux rapides qui emmènent les touristes en excursion à la journée à Caburé. Escale à Mandacuru, autre petit village de pêcheurs, mais plus protégé du vent. Nous accostons à une petite passerelle où de jeunes garçons jouent à plonger dans l'eau du rio. Nous remontons ensuite le rio Preguaci à grande vitesse pour arriver au bout d'une heure à Bareihrinas.

 


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3 octobre 2006 - "Kitesurf story" : la suite de "Brice de Nice" !

Deux journées à farnienter et à regarder la mer sans vagues ... (je précise: assise au bord de la plage et non sur ma planche au milieu d'une mer plate !)

Il était temps de passer à plus d'action, faute de quoi j'allais passer pour "Chris de Nice"! 

Vu les conditions de vent, Jéricoacaora semblait plus être la mecque des sports de voile que des sport de vagues . Je me suis donc laissée tenter par 3 jours d'iniciation au kite surf.

Et lá, bingo ! Qui vis-je arriver le matin pour me chercher en buggy et m'emmener sur la plage du Préa où l'on pratique le kite ? Brice de Nice en personne ! Même style, mêmes cheveux blonds longs et filocheux, même allure déguinguandée et même accent....Je précise que Brice est français.

- "Saluuuuuut ! Mouaaa c'est Phiiil. Et Touaaaa ?"

- "Je t'apeeeeelleeee Chriiiis ?"

Seul le tee-shirt jaune manquait à la panoplie !

Durant quelques secondes j'ai passé en revue les possibilités d'échapper à trois jours de cohabitation: une allergie soudaine au cheveux blonds longs et filocheux ? Une crise foudroyante de gastro-entérite survenue dans la seconde suivant son apparition ? Je ne sais pas nager ?

Mes arguments me semblant peu convaincants, je me suis laissée embarquer en me disant que ce serait une expérience intéressante de self-contrôl. Après tout, j'avais déjà arrêté de me ronger les ongles depuis le début de ce voyage, peut-être allais-je pouvoir le supporter ?

Et bien, hormis le troisième jour où il était temps que ce soit la fin (overdose de  "je sais tout, je connais tout, j'ai tout vu, j'ai tellement voyagé...patati, patata....) l'ensemble s'est plutôt bien passé, Brice se révélant même plutôt bon professeur ! Comme quoi il ne faut pas toujours se fier aux apparences.

Bon, mais parlons un peu de kite.

Et bien franchement, sympa.

Les premiers contôles de l'aile sur le sable sont un peu stressants car on sent qu'on peut vraiment se faire arracher du sol. Les premiers "body drag" dans l'eau sont déments : on se fait traîner dans l'eau par l'aile, parfois on se fait aussi arracher hors de l'eau et superman ne vole pas mieux que moi dans ces moments là !

Bref, super classe !

Ensuite vient le moment d'aller à l'eau avec la planche. Et là, tant que le gentil professeur s'occupe de la planche pendant que vous contrôlez l'aile, tout va bien ; j'ai même réussi à monter sur la planche plusieures fois à la grande stupéfaction des spectateurs... et de moi-même !

Puis c'est l'instant décisif : vous êtes grand et il est temps de voler de vos propres ailes ! Là c'est une autre affaire. Je crois avoir fait baisser le niveau de l'océan de quelques centimètres et superman s'est franchement vexé de voir à quel point je volais dans tous les sens. J'explique: d'une main il faut contrôler l'aile qui doit rester au zénith, et surtout ne pas passer d'un côté à l'autre rapidemment sinon elle vous embarque; de l'autre il faut tenir la planche. Vous la tenez fermement et êtes fixé dessus, car les vagues (et oui, quand on n'en veut pas, il y en a !) la rabattent sur vous ou l'embarquent loin de vous. Pendant ce temps là, vous avez oublié de maintenir l'aile, et vous voilà en train de voler loin de votre planche que vous avez lâché en étant arraché de l'eau. Il faut alors tenter de dériver le moins possible pour la récupérer . Ceci dans le meilleurs des cas où l'aile n'est pas tombée dans l'eau....

Tout ça avec plus de 30 noeuds de vent . C'est vraiment, fort, le sable vous fait un peeling gratuit de tout le corps en volant et en vous fouettant ! Programme sado-maso garanti !

En fait, pour les pros, c'est un bon spot, mais pour les débutants, ouille, ouile ouille ! Ça évidemment je l'ai su à la fin !

Bon, j'ai tout de même réussi à monter sur la planche et à "rider" (et oui, je me mets en mode "Chris de Nice "!) 20  mètres  !

Expérience très sympa, à poursuivre, peut-être au Vénézuela....

 

 


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1 octobre 2006 - Jericoacoara, un village hors du temps

Comment vous faire ressentir l'atmosphère paisible, coupée du monde de ce village au rythme intemporel ?

Peut-être en vous expliquant le chemin à parcourir pour venir jusque là et la situation géographique particulière de cet endroit ?

Jéricoacoara n'est accessible depuis Jijoca (situé au nord de Fortaleza, à 6h de bus) que par un véhicule 4*4. Dans le cas des transports en commun, c'est une sorte de camion complètement ouvert hormis un toit, avec des bancs qui font toute sa largeur et dont l'aspect ressemble à un jouet pour enfant ou bien un glacier ambulant ! Il possède même un petit nom: "Jardineiro". On entasse les sacs de tout le monde tant bien que mal à l'avant sur un des bancs. Il faut alors parcourir durant 1 heure les chemins sableux des hameaux, les dunes puis les plages désertes et ventées avant d'atteindre "Jéri".

Ici, pas d'asphalte. Les vents puissants qui balayent la région ont tôt fait de tout recouvrir de sable. Les quelques cocotiers sont tous courbés dans la même direction. D'immenses dunes de sables blanc formées par ces vents plongent dans la mer.

Sec, désertique et venteux sont les qualificatifs les mieux appropriés.

Où donc est le charme me direz-vous ?

Justement, dans ces trois qualificatifs...

Les ânes, les vaches, sauvages et en liberté se balladent tranquillement dans cet espace, traverssent les pistes ou même parfois les rues du village. En fin d'après-midi, tout le monde se retrouve sur l'unique plage et pratique ses activités : qui la capoeira, qui le foot ball, qui la gymnastique. D'autres les regardent, d'autres encore sirotent une caïpirina. Certains ont grimpé au sommet de la dune pour admirer le "por do sol", le coucher de soleil qui ici a lieu sur la mer (contrairement aux autres plages du Brésil où c'est le lever de soleil sur la mer que l'on observe), d'autres ont fini leur session de planche à voile et sortent de l'eau, certains profitent encore d'un dernier bain de mer dans une eau peu profonde que la marée retire...

Le soir, les petites lumières des poussadas, des maisons et des restaurents ou boutiques s'allument et constituent l'unique éclairage du village.

L'endroit est magique, dans sa vrai définition du terme et semble irréel. Comme s'il répondait au jardin secret de chacun.

 


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26 septembre 2006 - Praia do Pipa : escale surf auprès des dauphins !

Enfin le Nordeste, ses plages magnifiques, sa mer turquoise et sa végétation luxuriante !

Depuis un peu plus d'une semaine, je profite des plages de sable blanc, du surf et du  rythme tranquille du Brésil.

Praia do Pipa est située dans l'état du "Rio Grande Do Norte", à une centaine de kilomètres au sud de Natal. Ici, ce n'est pas encore l'été, et pourtant le soleil et la chaleur sont bien présents . Gare à une exposition un peu trop prolongée, on a vite fait de virer couleur "crevette", je sais, j'en ai fait les frais !

Bien sûr, la plage est superbe, bordée d'un côté par des falaises aux teintes rosées et par des dunes de sables de l'autre côté. Bien sûr, l'eau est claire et offre d'infinies variations de bleu et de vert. Mais l'attrait pricipal, c'est la présence de dauphins.

Cette plage, "praia do Madeiro" est appelée par tous les locaux, "la plage des dauphins".

Le matin, puis en milieu d'après-midi, ils viennent jouer dans les vagues au bord de l'eau, pas du tout intimidés par la présence des baigneurs ou des surfers. Ils sautent parfois à seulement quelques mètres de vous ! C'est vraiment particulier de les savoir autour et de deviner à quel endroit ils vont réapparaître

J'avais toujours rêvé de nager avec des dauphins...

 


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14 septembre 2006 - Magnifique Pantanal !

Après une journée de récupération à Cuiaba, je suis partie pour 3 jours en excursion dans le Pantanal Bresilien.

 

Bienvenue au pays des moustiques !

Bienvenue au pays de la chaleur humide qui vous assaille dès 9h le matin jusqu'à 16h !

Bienvenue au pays des oiseaux, des singes et des jacarés (caimans ) !

 

Le Pantanal est un immense marécage au centre de l'Amérique du Sud, à cheval sur la Bolivie et le Brésil, dont la surface est égale à  près de la moitié de la superficie de la France. Il est innondé la moitié de l'année, à la saison des pluies, d'octobre à mars. Pendant cette période la route "transpantaneira" qui est en fait une piste est coupée. Certaines "fazandas" (fermes) ne sont accessibles qu'en bateau, et la terre forme comme des îlots de végétations au milieu de l'eau.

Du coup, l'activité humaine est extrêmement limitée, ce qui a d'ailleurs permis la préservation du milieu. Il y a un peu d'élevage bovins et un peu d'écotourisme. 

 

Espace ouvert, il y est plus facile d'observer les animaux que dans la jungle, sombre et touffue.

Ici, c'est le paradis des oiseaux et des jacarés. Impossible de ne pas les apercevoir ils sont visibles dès le début de la piste, et en quantité impressionnante !

Une ballade à cheval au coucher du soleil m'a permis de voir un couple de perroquets bleus, espèce en voie de disparition qui n'existe plus que dans le Pantanal, un cerf du Pantanal dont l'adaptation au milieu  a développé une sorte de "sabot  a  2 doigts palmés" qui lui permet de courrir sans s'enfoncer dans les zones marécageuse, des petits singes couleur capucino et qui portent d'ailleurs ce nom et quantité d'autres oiseaux.

Le lendemain matin, un toucan s'est fait remarquer, ainsi qu'un petit coatchi (sorte de raton laveur à queue striée), des capibaris (impossible de vous traduire cet animal, au corps d'un petit sanglier mais avec la tête d'une grosse marmotte).

Je suis aussi devenue experte en pêche de pirannas, qui malgré leur petite taille possède une sacrée dentition ! Les plus petits étaient les plus terribles: en moins de temps quíl n'en faut pour le dire, il ne restait plus rien de l'appât aussi gros qu'eux ! Ils sont dangereux parce qu'ils vivent en groupe et attaquent ensemble.

La pêche a servi à nourrir un jacaré, qui a tout de suite vu son intérêt lorsque nous avons commencé à pêcher. Le pirannas tendus à 50cm au-dessus de l'eau à l'aide du branche, il a alors surgit hors de l'eau et n'en a fait qu'une bouchée !

La nuit, nous avons éclairé la surface de l'eau à l'aide d'une torche : une multitude de yeux rouges sont alors apparus ! Pourtant les jacarés ne sont pas agressifs avec l'homme, et nous étions sur le rivage, sans protection à quelques mètres d'eux. Moi, je restais tout de même un peu en retrait, on ne sait jamais, une fringale soudaine !

 

Une excursion magnifique au coeur de paysages empreints de sérénité....

 

 


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9 septembre 2006 - Parc National Amboro

Comment occuper son temps lorsqu'on est coincé par une grève ?

Septembre approchant, et normalement le temps des grèves parisiennes avec, je ne suis donc pas si dépaysée que ça !

Bon, dans les détails, je ne pourrais pas vous expliquer les raisons de ce blocage: cela à avoir avec la décision du gouvernement dont le parti est majoritaire de changer la constitution... Quelles sont les implications et si cela est une bonne ou moins bonne chose, mon niveau d'espagnol ne me permet pas de vous en dire davantage.

Ce que j'ai compris, c'est que du jeudi soir au vendredi soir inclus, aucun bus, train ou avion ne circulait et que tout était bloqué. Ainsi, impossible de sortir du pays et de rejoindre le Brésil (dommage pour mon visa qui expire...)

J'ai donc choisi de me "refugier" dans le parc Amborro, en espérant que les singes, toucans et autres animaux ne serait pas en grève et voudraient bien montrer le bout de leur museau ou bec !

Je suis allée dans la partie amazonnienne de ce parc qui possède plusieurs écosystèmes, dont un andin. Après avoir remontés le cours d'une rivière, aperçus de gigantesques papillons bleus électriques, traversés la rivière de l'eau jusqu'aux genoux (pas de risque de méchantes bestioles ), nous avons établi un camp sur une plage sur la rive près de belles falaises ocres parsemmées de mousses.

A nouveau le calme de la nature, la cuisine au feu de bois....une petite baignade dans la rivière, pincée par les petits poissons...

Quelques animaux ont daigné se faire remarquer : singes, jochi pintado (nom espagnol, sans doute agouti en français), petites grenouilles colorées et toucans .

 


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6 septembre 2006 - Potosi, Sucre, Santa Cruz !

Notre passage successif dans ces villes en si peu de temps ne correspond pas à une absorption massive de feuilles de coca, mais à une course poursuite contre la montre pour rejoindre Santa Cruz, d'où Francois doit prendre son avion.

Les bus ne circulant souvent que la nuit, surtout pour les longues distances, et les routages n'étant pas toujours ceux souhaités (pare exemple un direct villa allota / Santa Cruz !) nous avons donc passés ces dernières journées dans différents bus, taxi et accessoirement aperçu quelques villes.

Profitons-en pour faire le point sur les bus en Bolivie :

  • Tout d'abord, ce sont pratiquement les seuls véhicules qui circulent sur la route, avec les camions. Par conséquent, ils roulent à fond, sans vraiment se préoccuper de la venue d'un éventuel véhicule en face, klaxonnant au passage pour prévenir, piétons, chiens ou lamas de leur arrivée, mais bien entendu sans ralentir !
  • Lorsque nous parlons de route, en Bolivie il faut entendre piste caillouteuse, plus ou moins défoncée. Ce qui nécessite de la part de votre dos une forte constitution et de la part de votre tête de surtout, surtout ne pas être migraineuse.
  • Enfin, par bus il faut entendre, carcasse roulante, enfin plus ou moins roulante: de Sucre à Santa Cruz, nous avons dû changer deux fois de pneus usés (arrêtant 2 bus pour échanger les roues de secours, ceci vers 1h du matin) et mis plusieurs grands bidons d'eau dans le radiateur, s'arrêtant pour cela chaque fois que nous rencontrions un cours d'eau! Les bus sont plus courts en longueur et plus hauts sur les roues, donnant l'impression d'un équilibre très relatif, surtout dans les virages.
  • Enfin, les horaires sont parfois fantaisistes, comme notre arrivée à 1h du matin à Potosi, où il fallait attendre jusqu'à 5h du matin le bus pour Sucre, alors que nous avions acheté un billet Uyuni-Sucre...Là nous avons craqué et pris un taxi collectif pour Sucre !

Nous avons tout de même eu un bel aperçu de Sucre, très jolie ville blanche: tous les bâtiments sont d'une blancheur éclatante, le style colonial est très marqué avec de jolis balcons qui se détachent des façades et de belles églises coloniales.

 

En arrivant sur Santa Cruz, on change d'ambiance. L'influence du Brésil est palpable : le style de la ville, le style vestimentaire des femmes notamment (exit les longues nattes, le chapeau melon perché haut sur le crâne dont on ne sait comment il tient et les massives jupes élargissant de manière inconsidédrée la croupe des mamitas !) Ici place aux jeans sexy et aux tops échancrés. Mais évidemment ceci est aussi dû au climat: de la rigueur de l'altiplano, quasi désertique et froid, nous passons à un milieu tropical, humide et chaud. D'ailleurs, cela nous a fait du bien de ne pas se pelotonner sous les couvertures et duvets, pestant contre la douche tiédasse prise dans une chambre à 15 degrés !

 

 

 


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2 septembre 2006 - Bloc dans la vallée de Las Rocas

 

Un de nos meilleurs souvenir de Bolivie (un de plus !)

Perdus au milieu de nulle part, sur la route du chili, au sud du dernier village bolivien, Villa Alota, nous avons passé 4 jours au milieu des formes étranges des rochers roses orangers.

4 jours durant lesquels nous avons vécus au rythme tranquille de la nature : levés tôt avec les premiers rayons du soleil pour nous réchauffer, session de bloc matinale, repas, sieste/lecture, reconnaissance de nouveaux blocs pour le lendemain puis repas et veillée au coin du feu jusque tard dans la nuit....c'est à dire 20h30 !

Il faut dire que les températures nocturnes n'invitaient pas vraiment à la fiesta : le matin, l'eau de nos réserves était gelée et la température dans la tente descendait elle aussi sous les Zéros . Seul le bout du nez sortait de nos duvets moelleux !

Heureusement, les journées ensolleillées rendaient l'escalade très agréable... malgré un vent frisquet qui se levait en fin de matinée.                                                             

Un trip plein de bonne humeur et de rigolade, d'échange de cours franco/espagol partagé avec nos amis boliviens, Daniel et Mathias.

Les "wet chicken" ont vaincu les blocs mêmes s'ils étaient hauts et pas toujours très propres !

Nous aurions bien aimés rester plus longtemps, mais même lorsque l'on part 6 mois on n'a pas assez de temps ! Et puis la peau de nos doigts nous réclamait une pause !

 

Rejoindre le spot fut chose facile car notre chauffeur "Don Felix" nous déposa à ce qui allait être notre camp de base après notre circuit dans le sud Lipez.

En repartir nous sembla de prime abord moins facile: en effet, au maximum 6 véhicules (camion, jeep et bus inclus !) circulaient sur l'unique piste située au milieu du désert,  et encore en comptant les deux sens : Uyuni-Chili !

Nous avions eu l'information qu'un bus en provenance du Chili passait le lundi et le jeudi, aux heures aproximatives de 9h à 12h ....

Ainsi dès 9 heures, nous étions sur le bord de la route, terminant les derniers projets de blocs pour tromper l'attente et profiter encore de l'escalade.

Midi arriva, et le bus lui aussi ... Ouf, c'était le deuxième véhicule de la journée qui allait dans notre direction !

C'est ainsi que ballotés par la tôle ondulée de la piste pendant 3 heures, assis pour certains au milieu du couloir du bus nous sommes arrivés à Uyuni.

Juste le temps d'arroser un dernier repas d'adieu avec nos amis et nous voilà repartis sur la route: pour François le compte à rebours a commencé et il nous faut être à  Santa Cruz pour le 06 septembre ce qui implique plusieures nuits de bus en perspective !


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29 août 2006 - Circuit du Sud Lipez et Salar d'Uyuni

 

Bienvenue dans la contrée du froid, du vent glacial, des étendues désertiques et de paysages fascinants.

Cet endroit, c'est la réserve nationale Eduardo Avaroa, située à la pointe sud-ouest de la Bolivie.

Dire que cet endroit ( quasi inhabité, mais qui compte quand même quelques villages) est rude et inhospitalier est peu dire. Pays où la nature est reine, où quelques espèces animales très résistantes se sont réfugiées : flamands roses, vigognes (sorte de petit lama à poil court avec un visage de biche), où les vents, l'activité géothermique ont faconné des paysages surréalistes.

Avez-vous déjà imaginé un lac rouge dans lequel des centaines de flamands roses vivent ?

Avez-vous rêvé d'un lac vert émeraude au pied d'un volcan haut de 6000m  balayé par les vents au milieu d'une étendue plane et désertique ?

Avez-vous pensé traverser une étendue blanche, dure et craquelée qui ne soit pas de la neige avec au milieu une "île" abritant des centaines de cactus géants hauts de plusieurs mètres ?

Avez-vous songé à vous baigner dans un "bain" chaud à plus de 37 degrés lorsque tout autour est désolé ?

Voilà un aperçu de ce que nous avons pu voir dans cette région.

Ce sont les minéraux qui donnent ces étranges couleurs aux lacs dont certains dépòts blancs sur les rives (ressemblants à du sel mais qui sont en fait du borax, du gypse) sont utilisés comme agents filtrants pour la fabrication de médicaments, shampoing...

Quant au Salar d'Uyuni, d'une superficie de 12106km2, c'est le plus grand réservoir de sel du monde.

Bien sùr toutes ces beautés ne sont accessibles qu'après un long périple en 4*4, qui nous a pris 3 jopurs et demi. Beaucoup de voiture, donc et parfois un manque d'exercice physique à mon goût, mais François a trouvé le trip parfait !

Réjoints par nos amis Daniel et Matias à Tupiza, nous avons donc passé ces trois jours au rythme des arrêts photos.

 

 


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26 août 2006 - Tupiza

 

Tupiza, petite ville située au sud de La Bolivie sur la route de l´Argentine nous a permis de souffler un peu et de se poser tranquillement.

Les paysages semblent sortis d´un film du far-west. Du sable rouge orange autour des quelques maisons, une voie de chemin de fer qui traverse la ville, et des canyons aux alentours.

Voici d'ailleurs la description d'un écrivain bolivien :

¨"En arriere plan se detache la chaine tupizaine d´un rouge éclatant, ou plutot de couleur sépia rougeâtre, aussi nette que les paysages animés par les touches de ses maitres exceptionnels qu´étaient Delacroix ou Renoir¨"  (Carlos Medinaceli.)

La premiere journée, nous avons un peu sillonnnés les alentours, mais tranquillement, car nous avions une nuit de train peu reposante derrière nous.

En effet, nous avons pris le train la veille à Oruro a 15h30, ce qui nous a permis d'admirer l'envol des flamands roses au dessus du Lago Uru Uru. Mais ensuite nous avons dû subir 3 films, volume sonore a fond, que même les boules Quies ne nous emêechaient pas de suivre !!!

Nous sommes arrivés a Tupiza a 4h du matin , un peu défaits !

Nous avons néanmoins pu profiter des environs magnifiques par la suite.

Dédale de pics rouges, sortes de cheminées de fée en conglomerat dressées vers le ciel bleu saphir, touches de vert vif données par quelques arbres....paysages dignes des grands espaces américains...

Enfin, les environs de Tupiza furent témoin d´une grande première: Francois, transformé en cow-boy  parcourut sur sa fidèle monture durant une journee entière les grands espaces !

Bon, pour tout avouer, une journée entière, ce fut un peu long pour nos fesses et nos cuisses ! A la descente du cheval, il nous fallut quelques mètres pour retrouver une démarche normale.... Mais nous avons vraiment eu des images fabuleuses, notamment au retour, sous la lumière dorée du soir retenant les chevaux au galop, (trop pressés de rentrer !).

Mon cheval m'a tout de même mise par terre : décidant qu'il était trop tentant de se rouler dans le sable après avoir traverssé la rivière, il a tout simplement fait comme si je n'étais pas sur lui et a manqué de m'écraser ! Bon, ce n'était pas si terrible , mais je fus bien contente d'échanger ma monture avec celle de notre guide car par la suite ce cheval malotru a tenté à plusieures reprises de se débarasser de lui ! Apparemment, les chevaux boliviens n'ont pas aussi bon caractère que les personnes bolivienes !

 


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23 août 2006 - Curahuara de Carangas

 

Une escale pleine de charme, de sérénité et ...d' escalade.

A peine sortis de nos 6 jours de périple à Quimsa Cruz, n'ayant pas vu une douche et changé de paire de chaussettes, nous n'avions qu'une envie: trouver un hotel avec douche chaude et mettre des affaires propres, du moins, s'il en restait encore dans notre sac a dos !

Arrivés dans ce tout petit village, il fut évident que ce ne serait pas une mince affaire: les deux alojamientos de la place centrale (par ailleurs très mignonne) étaient fermés et ne possédaient sans doute pas de douches du moins chaudes !

Ce fut une belle et inattendue surprise de trouver tout à l'entrée du village un petit hotel plein de charme derrière une porte métallique sans prétention. La douche, bien que tiédasse dans un environnement très frisquet fut savoureuse et nous mit plein d'entrain pour aller grimper !

 

De  superbes falaises, derrière la colline au bout du village, sur des plateaux, dans un paysage digne des films de far-west.

L'ensemble sert d'entraînement pour les militaires (bien que nous n'en ayons pas vu sur le site) et est amenagé, un peu à leur facon guerrière: les spits ou pitons sont entourés en bleus, les passages fléchés, de grandes inscriptions sont graffités sur le rocher... un peu dommage.

L'escalade quant à elle est superbe: des alvéoles dans un leger dévers et des cotations un peu difficile. première voie d'échauffement, 6c+...pour Christine, il a fallu serrer les dents...enfin les prises pour le réaliser au deuxième essai. Francois s'est quant à lui régalé dans les 7b, 7b+ à côté.

 

Mais il n'y a pas que de l'escalade dans ce beau petit village.

L'église de la place, surnommée "la chapelle sixtine de l'altiplano" est considérée comme l'une des 5 plus belles églises d'Amérique du Sud. Son intérieur est entièrement peint de fresques en pigments végétaux naturels par l'école de Cuzco en 1700. Trouver une telle oeuvre d'art dans une petite église blanche en toit de chaume, dans un petit village si simple et surtout non touristique, perdu sur l'altiplano est surprenant et rajoute encore au charme.


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21 août 2006 - Nuit à Viloco !

Eh oui, nous ne pûmes y échapper !

En effet, notre bus de retour partant de Viloco à 4h00du matin, nous fûmes bien obligés d'y passer la nuit.

L'hôtel, si, si nous l'appelerons ainsi, se réduisit à une grande pièce vide, avec toilettes peu ragôutantes à l'extérieur. Nous posâmes couvertures de survie et matelats de sol par terre et installâmes nos duvets.

En fait, nous étions bien contents, à la fois d'avoir de quoi dormir dans cette ville un peu glauque, mais aussi et surtout de pouvoir en partir, grâce à la persévérance de Gaspard pour obtenir des billets d'un bus déjà plein !!!

Ce fut aussi notre hébergement et repas le moins cher: 10 bolivianos tout compris par personne, soit un euro....

Un sympathique moment d'amitié avec Gaspard et Sabine sans qui cette aventure  à Quimsa Cruz n'aurait pas éte aussi agréable.


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19 août 2006 - Escalade à Quimsa Cruz

 

L'endroit est magnifique, mais le rocher est licheneux : nous ne fîmes que deux voies et du bloc le premier jour pour nous mettre en jambes...euh, en bras.

 

Le Pico Penis: petit pic posé sur un  col  à 4900m , c'est une voie courte de deux longueurs en 7A, bien équipée en spits et pitons. Sympathique escalade, bien qu'un peu rude en matiere d'entrée, le 7A sans échauffement à cette altitude et un peu dans le brouillard n'étant pas si évident.

De plus nous avions déjà marché depuis 3h, avec nos sacs de 10kg, 20kg pour Francois afin de faire le camp de l'autre côté pour grimper d'autres voies. Là encore un camp 4 étoiles

Par contre l'escalade sur cet excellent granit était très propre.

 

Les Cornes du Diable : une voie de 6 longueurs en terrain d'aventure, 250m, qui démarre à 5000m d'altitude au sommet d'un pierrier terreux très désagréable à gravir (1h30 pour arriver au pied) que nous avons réalisés en compagnie de Gaspard et Sabine.

Bien au chaud ( equipement pour Christine: un tee-shirt, un sous pull odlo, une polaire, un gros pull en laine local et une veste Gore- Tex, des petites guêtres au pieds !!!, rien que ca !), nous avons commencés notre ascenssion par un petit pas dalleux , qui finit par rejoindre les nombreuses fissures et cheminees, difficilement protegeables. Pas trop de lichen dans cette voie. Une vrai escalade de montagne, à laquelle nous ne sommes pas trop habitués (du moins pour Christine), certains passages pourtant côtés au max 6A la laissant déconcertée !!! 

L'altitude se fit sentir: il fallait réguler sa respiration comme dans une course sous peine d'être hors d'haleine en deux mouvements !!

Belle escalade !

 

Nous avons bien tenté une autre voie le lendemain, mais au bout de 35m de lichen, Francois est redescendu en grommelant que ca ne valait pas le coup de grimper !!

Du coup, nous avons fait une journée de farniente dans le très beau camp de base et Christine a appri à poser des friends dans les fissures des blocs environnants, les pieds bien posés sur le sol !!!


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16 août 2006 - Destination la cordillere Quimsa Cruz : un voyage en bus aventureux !

Récit d'une belle échappée hors des sentiers battus !

 

Nous avions eu des informations sur ce secteur d'escalade grace a Manu Ratouis et à un article paru dans montagnes magazine datant de 2004 , mais nos informations restaient tout de même sommaires.

Nous sommes donc partis, un peu dans l'expectative.

 

Dès le début, nous fûmes dans le bain de l'aventure: un bus, dont on ne savait comment il faisait pour rouler, de la piste au bout d'une heure de route (nous regardions par la fenêtre la magnifique route située 3 m à notre gauche, mais sans doute en travaux car inaccessible) et le must, de la neige sur un col à 5000m d'altitude que nous avons failli ne pas franchir !!!

 

Heureusement, nous avons fait la rencontre dans le bus de Gaspard et Sabine venus eux-aussi decouvrir cet encroit. Etre a 4 etait quelque peu rassurant et fut une bonne chose pour la suite de notre aventure.

 

Donc, nous étions à ce col plein de neige, au bout d'environ 7h de bus. Devant, un autre bus et quelques camions. Le bus prend son élan, ne passe pas, recule, reprend de l'élan, franchit un premier obstacle....pour finalement s'immobiliser quelques mètres plus loin. Des personnes descendent du bus, nous les suivons pour voir ce qu'il en est et aussi se dégourdir les jambes après tant d'heure recroquevillés sur nos sièges ( pour le confort, il reste encore des progrès a faire !!!).

Et là, après quelques pas, obligé de s'arrêter, le coeur qui bat si fort qu'il cogne véritablement dans la poitrine, essoufflé comme si nous venions de piquer un sprint. Eh oui, nous sommes a 5000m d'altitude....

Pendant ce temps là, le bus fait demi-tour: va-t-on retourner sur La Paz ?

En fait le bus tente un itinéraire de "contournement", une piste située sur l'autre versant. Après une petite glissade qui laisse la roue arrière à quelques centimètres du précipice, nous continuons avec plusieurs voyageurs le chemin à pied. Celui-ci semble plus accessible et la partie encore tres enneigée est degagée a l'aide de pioches et a mains nues.

Enfin parvenu au col, le bus reprit ses voyageurs et poursuivit sa route jusqu'a Viloco, point d'entrée dans la cordillere.

Viloco fut un peu un choc. Ville minière d'etain, coincée au fond entre les flancs de la montagne, très rudimentaire elle nous donna une impression d'une vie rude sinon miséreuse, contrairement à d'autres endroits modestes que nous avons traversés.

Nous ne fîmes qu'une escale de quelques minutes (du moins à l'aller), le temps de trouver un 4/4 pour monter jusqu'à un camp de base, à 20 minutes de Viloco.

Là, le contraste fut frappant: une belle étendue plane, avec quelques blocs de rochers, des lamas qui paissent, et au loin des pics granitiques qui nous firent penser au massif du Mont Blanc sans glacier, le tout sous la neige.

L'endroit est de toute beauté, sauvage et accueillant.

Le matin, les premiers rayons du soleil nous réchaufferent, entourés des lamas qui montaient plus haut dans les alpages.

Désolé, il faudra attendre un peu pour les photos car nous n'avons plus beaucoup de batterie !


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15 août 2006 - La Paz

Nous avons du rester deux jours à La Paz, les bus à destination de Quimsa Cruz (Viloco) ne circulant pas tous les jours.

 

Le programme:

  • Shopping

Nous en avons profité pour faire les touristes dans la "Sarganaga" et la rue de l'artisanat, rues commerciales touristiques : une succession de boutiques de pulls en lammas, alpagas, petites trousses et autre artisanat très tentant.

Nous avons bien entendu un peu craqués, en nous demandant comment faire ensuite pour tout rentrer dans nos sacs à dos déjà pleins ! Ainsi Francois vous séduira dans son beau pull en alpaga (du moins nous espérons !) à son retour !!!

Nous n'avons par contre pas ramené de foetus de lama séchés, bien qu'en quantité abondante dans la rue de la sorcellerie. Ce n'est pas une légende, le système de croyances aymaras est encore très présent et d'actualité.

  • Visite du musée de la coca

Toute l'histoire de la feuille de coca, intimement liée à l'histoire inca et des populations boliviennes. D'ailleurs, les incas l'utilisaient comme anesthésiant ( en remplacement des divers coups ou de l'alcool pour rendre le pauvre patient inconscient !!) pour effectuer leurs opérations chirurgicales (dont des trépanations de cerveau ... brrr...)

Les feuilles de coca s'achètent sur les marchés. Si les populations locales, (plus dans les villages que les grandes villes) la mâchent, elle est aussi beaucoup utilisée comme thé. D'ailleurs, le "maté de coca" est devenu notre boisson de petit déjeuné et c'est délicieux !!!

Bon, pour conclure, un dicton dit que cette feuille fut donnée aux indiens par les dieux pour les aider, à résister au travail, au froid, à l'altitude, mais que dès qu'elle serait aux mains des conquistadors ( et aujourd'hui des occidentaux), elle se transformerait pour eux en poison : la cocaïne.

D'ailleurs, il n'y a pas que la cocaïne, un autre poison très répandu, le coca-cola est aussi élaboré avec la feuille de coca !

  • Escalade

Nous avons découvert les spots de grimpe de La Paz en compagnie de Daniel, sympathique grimpeur et équipeur local qui possède une agence pour organiser trecks et autres expéditions ou visite locale (planetaventure.com).

Le site se trouve dans la zone sud de La Paz, après les quartiers riches, c'est à dire au fond du canyon, 600m sous le début de la ville.

De jolies voies d'escalade sur un rocher de conglomérat un peu rouge qui surplombe la route et la rivière. Celle-ci ressort à cet endroit après avoir circulée sous la ville et nous vous laissons imaginer l'état de propreté (couleur et odeur !!!).

 

 

Nos impressions :

La ville est plus jolie de nuit lorsque toutes les lumières illuminent le canyon et que la nuit cache la misère et la saleté !

Le matin, les montagnes  blanches tout autour, Illimani, Potosi (toutes deux culminant à plus de 6000m) offrent une belle vue.

Une ville à étages qui offre un visage différent selon le "palier" où l'on s'arrête:

El alto, tout au sommet du plateau, quartier pauvre et dévavorisé, grouillant de monde, de petits marchés et représentant près d'un million d'habitants.

Le centre un peu touristique, composé d'étals et aussi de petits marchés.

Le bas, quartier riche faisant penser aux quartiers américains: habitants, habitations, magasins et supermarchés de type occidental.

 


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13 août 2006 - Lac Titicaca

 

Nous voici a present en Bolivie.

Partis de Cuzco, nous avons roules toute la nuit: Au petit matin nous avons traverse la frontiere a pied, bien essouffles sous le poids de nos sacs a dos et surtout du fait des 4000m d'altitude !

Nous sommes arrives ensuite a Copacabana, petit village en pleine festivite de "challa". Toutes les voitures avaient droit a une decoration avec de vrais et de fausses fleurs, de la biere genereusement deversee sur leur carosserie, des confettis, et de l'eau benite tout cela devant la cathedrale de la ville. Ceci afin de porter chance et d'eviter les accidents. Nous on se demande si ce n'est pas plutót une cause d'accident, car les pare-brises sont couverts de decoration ce qui limite la visibilite. De plus les conducteurs sont aussi genereux vis-a -vis d'eux-mëme en ce qui concerne la biere !!!

Nous sommes egalement montes au Cerro Calvario, chemin de croix au sommet d'une colline: on a bien hesite a se faire lire l'avenir dans les feuilles de coca, coutume locale !

Comme vous le constatez, la Bolivie est petrie de croyances et de nombreuses traditions ponctuent les differents evenemnts de la vie.

La terre, surnommee "Pachamama" est honoree et demande certains sacrifices . "Pachamama needs blood ". Alors lorsque l'on construit sa maison, il faut placer un foetus de lama sous la premiere pierre....

 

Nous avons ensuite passe deux jours sur l'ile de sol: ambiance paisible, entoure du lac couleur saphir, avec au fond la cordillere Real.

Peu de touristes, et une vie au ralenti. Nous avons marche, visite des ruines incas, et aussi deguste d'excellentes truites saumonees péchees dans le lac.

 

Nous avons beaucoup aime l'endroit. Le Lac est tellement immense (230km de long et 97 km de large) que l'on dirait une veritable mer. Il ya mëme de petites vagues !

Par contre, il y fait encore plus froid que dans la cordillere blanche. Alors on s'est achete des petites chausssettes en laine de lama pour avoir bien chaud !!

La lumiere est intense due a l'altitude et a la reverberation du lac, rendant l'atmosphere encore plus particuliere.

 


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8 août 2006 - Machu Picchu

C'est en train depuis Ollantaytanbo que nous avons rejoint Aguas Calientes. Cette petite ville touristique constitue le point de depart des visites pour Machu Picchu. Situe le long de la riviere, elle tire son nom des sources d'eau chaude thermales que nous avons savoures apres notre randonnee sur le mont Putucusi (rando ludique avec des echelles verticales en bois appuyees sur le rocher !)

 

Leves a 4h45 du matin pour avoir le premier bus de 5h30 et ètre dans les premiers a savourer la magie du lieu au lever du soleil, nous n'etions pas les seuls !

Un ballet incessant de bus mene au site de Machu Picchu toute la journee !

Nous ne savons exactement combien de personnes visitent le site par jour, mais ce doit ètre un chiffre astronomique.

 

A notre arrivee matinale, dans les premiers a pouvoir entrer sur le site, seuls les lamas etaient presents et dans la lumiere naissante du jour, la cite inca etait rellement magique : empreinte de serenite , de paix et nimbee d'une lumiere bleutee.

L'emplacement est exceptionnel, sur une montagne escarpee, au mileu d'autres couvertes de vegetation subtropicale luxuriante.

 

La visite du site n'est pas de tout repos avec tout ses escaliers ainsi que la montee sur la montagne Huayna Picchu, d'ou l'on peut mieux apprehender la regularite des alignements des constructions.

Au bout de 5 heures de visite, nous ne pouvions plus avancer d'un pas !!

 

La citadelle fut decouverte au debut du 19eme sieclepar l'explorateur Bingham, mais sa presence etait connu de fermiers locaux. On ne sait pas trop a quoi servit la citadelle, construite juste avant la fin de l'empire inca. C'etait sans doute un important centre ceremoniel, peut etre une retraite royale abandonnee lors de la prise de Cuzco. En 2001 Alexandre Toledo choisit la cite pour son investiture a la presidence du Perou.

 

 

 


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7 août 2006 - Cuzco, capitale inca et touristique du Perou !

Apres la Cordillere Blanche, nous voici a Cuzco.

Changement radical d'ambiance ! Ultra touristique, les alentours de la place des armes regorgent d'agences de tourisme et de restaurants et il est difficile de faire un pas sans ètre racoler pour aller manger ici ou la ou bien acheter un quelconque souvenir !

Neanmoins, la ville est magnifique, mèlant vestiges incas et architecture coloniale.

 

Situee a 3300m, elle fut la capitale des incas. La legende raconte que Manco Capac, premier inca la fit capitale  au 12eme siecle car il put y enfoncer un baton d'or jusqu'a  ce que celui-ci disparaisse : il s'agissait donc du nombril du monde.

L'empire ne cessa de s'agrandir et connut son apogee de 1438 a 1532. La, ils se firent deloger et decimer par les conquistadors espagnols, avec a leur tete Pizarro.

 

Tout autour de Cuzco, il reste de nombreux vestiges incas, temples, observatoires astronomiques, fontaine.

Leur plan d'architecture remarquable et leur construction en trapeze les ont fait resister aux tremblements de terres alors que les eglises dont certaines construites par dessus s'ecroulaient.

Ils avait notammant une maniere de tailler les pierres et de les imbriquer tels des legos ou puzzles assez surprenante. Pas besoin de joint de ciment, tout etait mecaniquement emboites et bloques.

 

Voila pour la touche historique !

 

On a bien aime notre sejour et flaner dans les ruelles pavees, mais c'est vrai que cette orientation touristique gàche un peu la visite.


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5 août 2006 - Rencontres et infos

Huaraz nous a enchante. La cordillere Blanche et toutes nos aventures, mais aussi nos rencontres.

 

Alors, nous alons vous parler de Hugo, Karin et Dimas ( l'orthographe, on n'est pas trop sure).

Installes depuis deux ans environ sur Huaraz, ce couple franco-peruvien et leur petit garcon de 3 ans dirigent une agence de treck et d'escalade. Leur connaissance du terrain et leur experience nous ont ete bien utiles, notamment pour le sphinx et les sites d'escalade. Mais ils connaissent aussi bien la region pour proposer d'autres trecks, plus originaux ou hors des sentiers battus.

Et puis si vous discutez avec Hugo, il vous racontera peut étre son incroyable histoire dans l'Artesonraju: (on va verifier l'orthographe !)

Alors si vous prevoyez de passer quelques jours a Huaraz, voici ses coodonnees:

Hugo Robin

Parque Ginebra

005143421214/9530274

E-mail. caillou_aventure@hotmail.com

 

Une autre bonne adresse est celle d'Aldo Sotomayor. C'est lui qui nous a donne le topo detaille de la voie originelle. Il tient une agence:

"Summit 7"

rua Luzuriaga

C'est au deuxieme etage, il y a une grande tente d'installee que l'on voit de l'exterieur.

Vous pouvez aussi le contacter par le biais de la "casa guias", la maison des guides de Huaraz, parque ginebra.

 

Voila, encore merci a toutes ces personnes qui nous ont facilite notre sejour a Huaraz et nous ont permis de decouvrir des beaux coins d'escalade !


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4 août 2006 - El esfinge

Le sphinx !

C'etait un peu la raison de notre venue a Huaraz.

Francois avait eu quelques infos sur cette face avant de partir et etait tres motive pour grimper une voie dedans.

Situee a 4800m d'altitude, le sommet de la paroie culmine a 5300m. Ce n'est donc pas une escalade comme une autre. Au depart, nous avons eu beaucoup de mal a recuperer des infos, sur la maniere de s'y rendre, ou un topo un peu plus detaille, avec les rappels de descente etc....

Finalement en possession d'un bon topo de la voie "originelle" (premiere voie de la face, 1985, ED inf, 750m, 18 longueurs), nous nous sommes rendus jusqu'a la lagune Paron, point de depart de la marche d'approche.

L'endroit est magnifique et justifie a lui seul la venue jusqu'ici. La lagune bleue turquoise scintille, avec en toile de fond la "pyramide", figure geometrique parfaite tout de blanc vétue et le chacraraju, l'un des sommets les plus difficiles des Andes.

De la nous sommes donc montes au pied de la face: rude et raide montee de 2h avant d'atteindre le premier camp de base, a 1 heure de la face( dernier endroit ou  l'on peut trouver de l'eau). Avec nos sacs, de vivres, de matos d'escalade, nous avons heureusement ete aide par un porteur. Un jericane de 15l d'eau rempli, nous avons poursuivi jusqu'a la paroie ou nous avons pu trouver une grotte pour nous accueillir (et d'autres grimpeurs avant nous, vu l'amenagement du lieu).

Le lendemain, nous avons grimpe 3 longueurs au soleil, cotees entre 5sup et 6a sur un tres beau granit propre et compact. Ce reperage fait, nous sommes redescendus nous reposer pour tenter l'ascenssion de la voie dans la journee du lendemain, comptant sur le beau temps qui semblait enfin revenir.

La voie etant face est, le soleil nous chauffe que de 7h a 14h max. L'idee etait donc de partir tres tót , de nuit dans les longueurs que nous connaissions pour sortir le plus tot dans l'apres midi et eviter un eventuel mauvais temps, car les nuages s'accrochent sur les sommets.

Nous avons commence l'escalade de nuit, a 5h30 du matin, a la frontale. Francois, tres serein et a l'aise, Christine carrement moins súre et decidee ! Un peu mal a la téte, au ventre, ( trouille ou mal des montagnes ?), a la fin de la deuxieme longueur, alors que le jour se levait enfin, nous decidons de redescendre...

Le reste de la journee sera dure pour tous les deux, accusant la deception que ce choix a entraíne.

Christine n'etait pas tres bien, mais c'etait sans doute plus d'apprehension. Se retrouver tout seul a 4800m d'altitude, au fin fond du Perou  pour tenter une voie en terrain d'aventure de 18 longueurs necessite d'etre bien dans sa téte, mais aussi que les deux soient completement autonomes dans ce type d'escalade.

Voila donc le recit d'une petite deception. Peut etre partie remise, mais alors a plusieures cordees ?

 


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30 juillet 2006 - LLaca

 

Voila le reveil que nous avons eu a LLaca !

La nuit n'a pas ete des plus calmes avec de la pluie/neige (qui nous a fait craindre pour l'etancheite de la tente), du vent et des bruits de chutes de seracs !

A 4400 m d'altitude, nous nous sommes faits tres petits et nous sommes blottits sous la tente !

Mais le reveil a ete magnifique des que le soleil a perce et nous a rechauffes.

 

L'endroit est plus sauvage que les autres camps du treck: La veille, un renard nous a tranquillement observe puis s'est roule en boule pour dormir a 20m de nous!

L'endroit est equipe de belles voies d'escalade, plutot dalleuse, attention a la pose des pieds: Aie confiance !

 

Nous avons passe a  llaca deux belles journees avant de redescendre sur Huaraz refaire une journee de bloc. Nous avons rajoute des photos de cette session de bloc dans l'album de photos Huanchac.

 

 


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28 juillet 2006 - Treck de Santa Cruz

 

6h30 du matin, nous voila parti, deux sacs bien charges pour ce treck dans la cordillere banche en autonomie pour 4 jours.

Nous sommes 19 dans un toyota Hiace de 9 places normalement et nous roulons a 100km/h au lieu des 50 km/h autorises sur des routes plus ou moins goudronnees.

 

Treck magnifique qui nous fait passer au pied des plus hautes montagnes de la cordillere blanche. Tous les camps de bivouac etaient magnifiques, face a ces geants de 6000m, soupoudres de neige et ciseles.Nous avons longes des lagunes glaciaires couleur emeraude et traverser des plaines, des forets de quenoales (arbre a l'ecorce orange) puis de petits  villages isoles a 3600m d'altitude vivant principalement de l'elevage.

 

Le depart fut rude, nos sacs bien lourds sur le dos. Partis les premiers, nous fúmes doubles par les mules lourdement chargees et les touristes largement decharges a la plus grande deception de Francois ! Nous nous rattrapámes lors de la montee du col de Punta Union (4750m), le troisieme jour, ayant allege nos sacs au fil des repas... pour la plus grande joie de Francois!

 

Le plus haut point atteint se fera en voiture au retour : le col est situe a 4760 m et nous avons bien cru devoir pousser le vehicule qui peinait ! Le Mont Blanc a 15 en toyota Hiace et sans la neige !!

Vue exceptionnelle sur le Huacaran (6768m), malheureusement un peu voile par les nuages.

Nous avons tout de méme apercu une partie de son glacier qui s'est effondre en 1970, pendant le tremblement de terre. En tombant dans la lagune glaciaire situee en dessous il la fit deborder, creant une gigantesque coulee de boue qui ensevelit totalement Yungay.

Depuis une agence gouvernementale suit le niveau de ces lacs glaciaires et les regulent a l'aide de tunnels.

Ouf !


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25 juillet 2006 - Session de bloc a Huanchac

 

 

Meme si l'alpinisme est l'activite principale, nous avons en fait decouvert que la region recelait plein de possibilites d'escalade.

Situe pres d'un petit village, a 15 min de Huaraz, ce spot de blocs de granit est un petit bijou: 5 belles boules, posees sur une herbe rase qui fait office de crash pad.

Nous nous y sommes regales avant de nous preparer pour notre treck.

D'ailleurs vous n'avez qu'a voir les photos !


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24 juillet 2006 - Huaraz : le chamonix des andes

Situee a 3000m d'altitude et entouree de sommets culminants a plus de 6000m, la ville de Huaraz est le "camp de base" des alpinistes (toutes nationalites confondues) et des treckeurs. En effet, son emplacement constitue un excellent point de depart pour la cordillere blanche. D'ailleurs, á chaque coin de rue se trouvent des agences proposant trecks ou ascenssions de sommets. Les rues voient regulierement passer alpinistes en tenue gore-tex dernier cri cotoyant les femmes en habits traditionnels : chapeau d'oú emergent deux nattes, pulls en laine sur une jupe bouffante elle méme en laine, collant lui aussi en laine et parfois un minot dans le dos enveloppe dans une couverture multicolore.

 

En quittant Lima pour Huaraz, nous avons perdu quelques degres (surtout la nuit ) et gagne du soleil dans le ciel et des etoiles dans les yeux.

La ville en elle meme n'est pas architecturalement parlant tres jolie. Detruite a plusieures reprises par des tremblements de terre, il ne reste plus rien des vestiges coloniaux. Le dernier tremblement de terre de 1970, 7.7 sur l'echelle de richter a enseveli 90% de la ville et la moitie de sa  population:. D'ailleurs, il parait que la terre tremble regulierement dans la region, sans atteidre ces proportions bien entendu.

 

Nous, on s'y plait bien! Apres les premiers jours, oú nous avons eu le souffle court, nous voila bien acclimate. La vision de ces montagnes enneigees, depuis notre hótel ou de la place des armes nous donne vraiment envie de les approcher de plus pres.

 

Plusieures options s'offraient a nous : nous avons choisi le trecks de Santa cruz qui traverse le massif du Huandoy en 4 jours afin de nous acclimater pour tenter ensuite de grimper sur le sphinx, paroie de 750m culminant a 5350m d'altitude.

 

 

 


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23 juillet 2006 - Lima

Nous venons de passer deux jours a Lima.

Accueillis par Janine, locale et Manu son amie, leur enthousiame et leur gentillesse a contrebalance notre impression mitigee de la ville.

A cette periode, le ciel est uniformement gris, et ce quel que soit l'heure de la journee. Finalement, on est content de voir arriver la nuit qui permet de donner un peu de couleur a la ville grace aux eclairages electriques !

Situee au bord de l'ocean pacifique et appelee "costa verde", il ne reste malheureusement plus grand chose de la vegetation qui lui donna son nom. Desormais, la ville repose sur des dunes de sable terreux qui donne un aspect plutot sale. Des efforts commencent a etre faits pour replanter et reverdire ces collines.

Nous avons failli faire du surf : de jolies petites vagues deroulaient proprement dans une eau sans doute moins propre ! Cela suffisait pour motiver une vingtaine de surfeurs, mais pas nous !

En fait il ne faisait pas trop chaud et on devait prendre le bus pour Huaraz : sans douche pendant une douzaine d'heures apres une session dans une eau douteuse nous a decourage !

 


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21 juillet 2006 - Santiago

Belle escale que Santiago !

La capitale du chili  nous a accueillie sous un soleil hivernal tres agreable. Une douce fraicheur que nous avons bien apprecie apres la canicule lyonnaise.

 

Ville de 4,7 millions d'habitants, Santiago ne fait pas l'effet d'une fourmiliere. Les gens marchent tranquillement, le traffic n'est pas trop dense...

Situee a 500m d'altitude, propre et joliment coloree, on aperçoit les montagnes enneigees d'el colorado (station de ski) au detour d'une rue.

 

Pour ne pas etre trop depayse, nous avons opte pour l'hotel "Paris", situe dans le "barrio Paris Londres"! Ce quartier pieton de quelques rues pavees nous a fait l'effet d'un voyage dans le debut du 19eme siecle, en europe: vieux lampadaires en fer forges ainsi qu'une indefinissable atmosphere surranee.

 

La ville dispose de quelques belles architectures et eglises coloniales, et quelques beaux parc. C'est au milieu de l'un d'eux, le parc Metropolitano, qu'un petit train funiculaire nous a mene au sommet  du cerro San Cristobal (863m) pres du sanctuaire de la vierge ou Jean Paul II celebra une messe et ou nous avons apprecie la vue sur la ville et les montagnes tout autour.

 

Donc c'est avec beaucoup de plaisir que nous avons pense que nous serions a nouveau dans ce pays dans quelques mois pour le decouvrir .

 

 


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19 juillet 2006 - Depart de Lyon !

 

Charges mais heureux, l'avion est dans 3h !


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7 juillet 2006 - Le Projet

"le monde est un livre. Ceux qui ne voyagent pas n'en lisent qu'une page."

 

Je ne sais plus de qui est cette citation, mais elle illustre parfaitement la motivation de ce voyage.

Curiosité, envie de voir comment c'est ailleurs, désir de changement, et puis aussi et surtoutl'ivresse d'être en mouvement, de briser la routine et le quotidien.

 

Nous partirons donc pour un peu plus de 6 mois en Amérique du Sud, interrompus par un passage éclair de François à Lyon en septembre ce qui me permettra de profiter du Brésil et de ses plages.

 

Le parcours

19 juillet 2006 : départ de Lyon

Santiago: halte d'une journée.... pour changerd'avion !

Pérou: Huaraz, la cordillère blanche, Machu Picchu

Bolivie : lac Titicaca, Salar d'Uyuni, sud Lipez

Brésil : Natal,; Jericoacoara, Parc dos Lençois de Maranhenses, remontée de l'Amazone en pirogue-cargo pour retrouver François à Manaus.

Vénézuela : Roraima, salto Angel, Ilha Margharita, archipel Los Rocques, Merinda dans les Andes.

Argentine/Chili : Buenos Aires, Bariloche, Parc du Fitz Roy, parc national des glaciers, Parc des tours de paines...

.....s'il reste du temps, Ushuaïa, les îles Malouines.

 

 

 

 

 

Le programme

 

De la grimpe bien sûr (blocs et grandes voies), mais aussi des trecks, un peu de surf (eh oui.... j'y tiens quand même !) et une pratique intensive de l'espagnol !!!

 

Mais aussi laisser le temps s'étirer, remplir les journées par nos activités choisies, nos envies du moments, sans autres contraintes.

 

 

A props du titre du blog, tout le monde aura reconnu l'allusion au carnet de voyage du Che Guevara.....

Comme nous ne voyagerons pas en moto, du moins ce n'est pas prévu, nous espérons éviter de pareilles mésaventures !!!

 

 


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Au programme: escalade, trek et surf

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